Accord d’association Algérie et Union européenne
L’Algérie et l’Union européenne comptent insuffler une nouvelle dynamique à la mise en œuvre de leur accord d’association. Deux journées de travail viennent d’être achevées entre des représentants de l’administration algérienne et la délégation de la Commission européenne, menée par M. Tomas Dulpa Del Moral, directeur chargé de la Méditerranée du Sud et du Moyen-Orient à la direction générale des relations extérieures.
Cette rencontre a permis aux deux parties d’aborder de manière approfondie les dossiers en cours. Dans communiqué transmis à notre rédaction, la délégation souligne la nécessité de préserver les intérêts des deux parties. Celles-ci ont mis l’accent sur l’“importance qu’elles confèrent à la réussite de la mise en œuvre de l’accord d’association et de la nécessité de préserver les intérêts de chaque partenaire dans le respect des obligations juridiques découlant de ce partenariat”, est-il expliqué dans le communiqué. Plusieurs questions ont été abordées au cours de ces réunions. Les discussions ont porté, notamment sur le commerce, l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la coopération dans le domaine de l’énergie, les investissements, l’agriculture et la pêche. D’autres sujets liés à l’accès de l’Algérie au marché européen et l’utilisation des énergies renouvelables ont été également évoqués, précise la délégation. Les responsables algériens ont saisi cette opportunité pour afficher clairement leurs préoccupations quant à l’impact de la mise en œuvre de l’accord et la balance commerciale. Ils ont exprimé aussi leur mécontentement au sujet de l’accession de l’Algérie à l’OMC. Un des hauts responsables algériens a, rappelle-t-on, avoué que les membres de l’UE n’ont pas aidé notre pays, tel que promis, dans le processus de son adhésion à l’OMC. Au cours de son intervention, M. Dulpa Del Moral a, cependant, nié tout impact négatif que pourrait engendrer l’application de l’accord sur les échanges. Mieux, il a affirmé “la tendance positive” des investissements directs étrangers (IDE).
Concernant le volet ayant trait à la coopération agricole, les deux partenaires ont débattu des prochaines négociations en matière de libéralisation du commerce des produits agricoles, ceux transformés et ceux de la pêche. “Dans ce contexte, l’importance de la compétitivité et de la conformité des entreprises aux normes techniques et sanitaires a été mise en exergue”, lit-on dans le communiqué. La partie algérienne a, par ailleurs, fourni des clarifications, à propos du contexte et des objectifs des mesures en termes d’investissement et de commerce introduites par la loi des finances complémentaire 2009. Pour la prochaine réunion du Conseil d’association, les responsables algériens se sont engagés pour concrétiser, incessamment, leur proposition de création d’un sous-comité dénommé “dialogue politique, sécurité et droits de l’Homme”.
Source: liberté
