SCANDALE SONATRACH Khelil tente de dédramatiser l’affaire !
SCANDALE SONATRACH : Pour le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, Sonatrach n’est pas la première société algérienne à avoir connu un tel scandale.
Après l’éclatement au grand jour de l’affaire Sonatrach, Chakib Khelil a multiplié les activités et les sorties médiatiques. A maintes reprises, le ministre de l’Energie a tenté, à travers ses déclarations, de noyer le poisson, en soulevant le caractère «pas si scandaleux», de l’affaire Sonatrach, comme le laissent entendre beaucoup de gens. Invité, hier, de l’émission Tahaoulat, de la Chaîne I, à l’occasion de la commémoration du 39e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, Chakib Khelil est brièvement revenu sur la question. Pour lui, toutes les sociétés à travers le monde sont confrontées à ce genre de situation, et après tout, souligne- t-il, Sonatrach n’est pas la première entreprise algérienne à avoir connu un tel précédent. Cela dit, ajoute le ministre, ce qu’a connu Sonatrach ne va aucunement influer négativement sur les projets et l’avenir de la société. Les projets entrepris dans le cadre des partenariats avec les sociétés étrangères suivent le plus normalement du monde leur cours, et la nouvelle direction fraîchement installée assure pleinement sa tâche. Pour preuve, argue Khelil, rien que pour les deux premiers mois de l’année en cours, l’entreprise a enregistré une recette de 4,2 milliards de dollars. Si les choses continuent à ce rythme, rassure-t-il, Sonatrach bénéficiera d’ici la fin de l’année d’un chiffre d’affaires satisfaisant. D’autant plus qu’aujourd’hui, ajoute-t-il, tous les cadres de la société sont de nationalité algérienne, contrairement aux années 1970 où les principaux personnels dirigeants étaient des étrangers. Ce qui démontre, souligne-t-il, à quel point Sonatrach a fait des progrès en matière de développement des ressources humaines. Toutefois, et afin d’éviter que ce genre de scandale ne se reproduise, le plus important, pour le ministre, reste la formation du personnel chargé de la gestion du dossier des «avis d’appels d’offres». «Certes, nous allons agir, à l’avenir, avec plus de vigilance et de fermeté, mais nous n’avons pris pour l’instant aucune nouvelle initiative, car la société dispose déjà de mécanismes assurant la lutte contre la corruption et le déroulement des transactions dans la transparence totale. Mais ce qui revêt plutôt un caractère d’urgence, c’est la formation de notre personnel qui ne maîtrise pas encore la gestion du dossier des avis d’appels d’offres», a-t-il indiqué. Par ailleurs, au sujet des récentes déclarations rapportées par la presse quant au probable recours de l’Algérie à l’importation de pétrole, Khelil a répondu, en ironisant : «Oui, je suis d’accord, mais ça sera peut-être dans 100 ans !» Selon le ministre, avec le développement technologique qu’a connu le monde, l’on doit, aujourd’hui, s’attendre à tout. Et de citer comme exemple le développement récent d’une technologie par les Etats-Unis qui leur a permis d’assurer leur autosuffisance en matière de gaz naturel. Ce qui est d’ailleurs, explique-t-il, à l’origine de la crise qui secoue actuellement le marché mondial du gaz naturel.
Source: le soir d’algérie