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	<title>Actualité Algérie &#124; Toute l&#039;actualité algérienne - Algerie info</title>
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		<title>Le Mouvement des Touareg du Mali face au pouvoir central</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:10:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Le Mouvement Azawed a repris les armes après l&#8217;abandon du nord par le pouvoir central. Le gouvernement malien a subi jeudi un mini-réaménagement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité, tandis que ses représentants rencontraient à Alger des rebelles touareg qui mènent depuis mi-janvier une vaste offensive contre l&#8217;armée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Le Mouvement Azawed a repris les armes après l'abandon du nord par le pouvoir central." src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=touareg_862801223.jpg&amp;size=article_medium" align=left t> Le Mouvement Azawed a repris les armes après l&#8217;abandon du nord par le pouvoir central. Le gouvernement malien a subi jeudi un mini-réaménagement, avec la permutation des ministres de la Défense et de la Sécurité, tandis que ses représentants rencontraient à Alger des rebelles touareg qui mènent depuis mi-janvier une vaste offensive contre l&#8217;armée dans le nord du Mali.<br />
<P></P><br />
<P>Aux termes d&#8217;un décret du président Amadou Toumani Touré rendu public jeudi soir, les ministres de la Défense et de la Sécurité intérieure ont échangé leurs postes.&nbsp;Le général Sadio Gassama, précédemment ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, a été nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants.</P><br />
<P>Natié Pléa, qui détenait ce portefeuille de la Défense, est quant à lui devenu ministre de la Sécurité intérieure.&nbsp;Le ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, a quant à lui entamé jeudi à Alger des discussions avec des délégués de l&#8217;Alliance du 23 mai, dont des membres combattent aux côtés du Mouvement national pour la libération de l&#8217;Azawad (MNLA) contre l&#8217;armée dans le nord malien. Alger n&#8217;a ni confirmé ni démenti l&#8217;existence de tels pourparlers.</P><br />
<P>Les rebelles ont attaqué plusieurs villes : Ménaka, Aguelhoc et Tessalit, puis Léré et Niafunké. Ces attaques ont fait plusieurs morts et blessés des deux côtés, chaque camp faisant état de lourdes pertes chez l&#8217;adversaire, mais leurs bilans sont difficiles à confirmer de sources indépendantes. Les assauts ont provoqué l&#8217;exode de milliers de personnes, qui ont trouvé refuge dans des campements au Mali, mais aussi au Niger et en Mauritanie.</P><br />
<P><STRONG>Le Mouvement Azawad : Eclairage</STRONG></P><br />
<P>Les attaques de plus en plus violentes de ce mouvement mettent visiblement en mal la suprématie militaire dont parle le président de la République malienne. Du coup, la planification et la stratégie de gestion de la crise sont rendues inopérantes et le mécanisme classique, qui a servi depuis les indépendances à réduire au silence les &laquo;&nbsp;velléités touareg</EM>&nbsp;&raquo; s’enraye devant l’avancée des troupes du MNLA.</P><br />
<P>À la faveur de la destruction de la Jamahiriya arabe libyenne du colonel Mouammar Kadhafi par les forces de l’OTAN, la Tashumara s’est dotée d’un important armement lourd provenant des casernes libyennes et un stock d’armes légères récupérées ou payées à des trafiquants d’armes. Aussi, les moyens militaires qui permettaient jusque-là à faire prévaloir la suprématie militaire de l’Armée malienne ne sont plus désormais l’apanage de celle-ci.&nbsp;Au risque de voir une partie du territoire national passée sous le contrôle du mouvement indépendantiste du MNLA ou désertée par les forces armées et de sécurité en déroute et les administrations déconcentrées, les autorités maliennes lorgnent du côté des voisins et s’activent sur la scène internationale pour trouver à compenser par d’improbables soutiens ce qui a tout l’air d’être une débandade, voir une panique généralisée.</P><br />
<P><STRONG>Le don de perdre le Nord&nbsp;</STRONG></P><br />
<P>Dès la première révolte dans l’Adagh en 1963, l’option militaire deviendra une constante de la gestion du conflit avec les régions nord du pays. Si une grande majorité de maliens se rappelle ou ont appris de leurs prédécesseurs, certains avec une certaine fierté, la répression sanglante menée par l’Armée malienne, très peu sauront dire les raisons qui ont poussé à cette révolte. Les autorités de Bamako passeront en effet sous silence les revendications des rebelles d’alors tout en créant un ressentiment très fort parmi les populations de l’Adagh dû aux innombrables crimes de guerre et les humiliations perpétrés ou commises par les forces armées. Les rébellions des années 1990 à 2009 donneront toute la mesure de l’option de la force, qui révélera par ailleurs une Armée nationale très peu soucieuse des règles d’engagement et de professionnalisme.</P><br />
<P>Confiant en l’efficacité de sa stratégie de gestion de la &laquo;&nbsp;crise du nord&nbsp;&raquo;,</EM> Bamako va procéder rapidement à un important déploiement des forces militaires dans les régions nord du pays dès les premiers communiqués du MNLA appelant au dialogue. Et tout en prenant l’initiative des hostilités par un fort engagement de ses troupes militaires dans les combats, avec pertes et fracas pour le moment, le gouvernement mène parallèlement son jeu favori, c’est-à-dire la diplomatie très officieuse de la division. Cette politique devient un des axes principaux de la stratégie gouvernementale de contrainte au silence les aspirations du peuple azawadien. Conduit de façon insidieuse et très peu subtile, cette « diplomatie » de bas étage n’est pas sans révéler pour autant la grossièreté et la malveillance des intentions.</P><br />
<P>Dans cette approche de la « crise du nord » combinant la force militaire et une politique de division, l’État va consolider davantage sa stratégie à la faveur de chaque épisode de cette crise avec la certitude d’en finir à terme avec ses &laquo;&nbsp;fils égarés</EM>&laquo;&nbsp;. Les instruments de cette logique déloyale vont être les notables et les chefs de tribus du nord, les milices, les &laquo;&nbsp;intégrés</EM>&laquo;&nbsp;, les associations contre l’esclavage, les pays voisins, les observateurs et les médiateurs. Tous seront mis à profit de façon concomitante dans une logique de destruction qui ne dit pas son nom. Toutefois, si une partie de ces protagonistes sont par nature difficiles à instrumentaliser, l’autre sera absorbée dans cette logique machiavélique au point de rompre, pour un certain nombre, avec les aspirations même de leurs peuples et en devenir les premiers ennemis. Ils seront utilisés à l’envi pour torpiller les revendications légitimes des rébellions successives, revendications censées apporter une amélioration à leurs conditions de vie.</P><br />
<P><STRONG>Les représentants traditionnels</STRONG></P><br />
<P>Pendant que les troupes militaires avec un impressionnant arsenal de guerre sont acheminées vers le nord du pays pour prendre position sur les lignes de démarcation et pour renforcer les effectifs des villes-centres, l’État au même moment mandate et dépêche vers les bases indépendantistes ses émissaires pour prendre langue avec l’armée de libération de l’Azawad, qu’il continue néanmoins à traiter de &laquo;&nbsp;bandits armés</EM>&laquo;&nbsp;. Ces &laquo;&nbsp;négociateurs</EM>&nbsp;&raquo; des heures de braises sont étonnamment toujours les mêmes : les notables et les chefs de tribus de ces mêmes régions en ébullition. Faudrait-il souligner que l’État du Mali ne reconnaît d’autres structures institutionnelles et administratives que celles issues de sa constitution. Les représentants traditionnels ont en effet aucune existence légale et, par le passé, ont même été vivement découragés à s’ériger comme la voix de leur communauté. L’État utilisera cependant pleinement la carte des représentants des structures traditionnelles pour instiller le tribalisme (en infraction avec ses principes et ses propres lois) au sein du mouvement, qui à l’origine était uni et solidaire par le seul faite des aspirations de l’ensemble du peuple du nord.</P><br />
<P>Il s’est agit, en effet, d’opposer à la légitimité des mouvements de l’Azawad de parler au nom de l’ensemble des communautés du nord une légitimité traditionnelle. Les arrière-pensées politiques espéraient, en outre, une confrontation entre cette médiation et ceux qui oseraient ne pas l’écouter ou prendre en compte ses bons offices. Les chefs de tribus et les notables ayant été &laquo;&nbsp;gratifiés de l’honneur&nbsp;&raquo;</EM> que leur faisait le gouvernement ne pouvaient pas perdre la face dans leur mission de médiation ou de porteur des messages du gouvernement. L’État les chargeant ainsi d’une mission impossible escomptait à chaque fois un triple bénéfice : le renseignement, la pression (rôle de modération car représentants de leurs communautés) et la division (impacter par leur statut même les revendications de la résistance). Ils vont apparaître dès les négociations de Tamanghassat et seront un acteur permanent de toutes les négociations futures. Ils ont été un des moyens de l’État pour faire imploser la rébellion des années 1990 à 2009. Aujourd’hui encore, ils sont sur pied de guerre dès les premiers balbutiements du conflit en cours, pour quel résultat ? L’avenir nous le dira.</P><br />
<P><STRONG>Les &laquo;&nbsp;intégrés</EM>&laquo;&nbsp;</STRONG></P><br />
<P>A la faveur des accords de paix signés entre l’État et les rébellions successives, les ex-combattants de fronts dissous ont été incorporés dans les rangs de l’armée, et dans différents autres corps de l’administration. Affectés sur des postes sur l’ensemble du territoire national, ils se sont installés dans le système de carrière inhérent à toute administration. Pris dans la machinerie de la fonction publique avec sa hiérarchie et son autorité, une très grande majorité de ces fonctionnaires a ainsi complètement été tenue loin la lutte, et pour un certain nombre, avec la réalité du terrain. Très peu ont investi dans leurs régions d’origine et l’interdiction du cumul des activités en cours dans la fonction publique d’État et le droit de réserve a pu certainement empêcher de la part de ces agents à initier des projets de développement ou des mouvements culturel et politique pour faire entendre la voix de la lutte qui les a mené aux fonctions qu’ils exercent. Ils ont parfaitement fondu dans l’État centralisé qu’ils ont pourtant combattu les armes à la main. Par cette intégration, que certains de leurs compatriotes avaient dénoncé à l’époque comme étant discriminatoire vis-à-vis des autres composantes de la nation, notamment les jeunes diplômés au chômage, l’État a réussi, par un tour de passe-passe bien réfléchi, à faire taire cette élite privant ainsi les régions du nord de ses ressources humaines les plus engagées politiquement et idéologiquement tout en concédant, sans trop s’en faire de souci quant aux conséquences de cette décision, un statut particulier à ces régions.</P><br />
<P>Les rébellions passées avaient commis le péché capital de n’avoir pas su initier une organisation civile ou politique capable de porter les fruits de leur combat. La branche politique, réduite à quelques braves négociateurs, en paraphant les accords avait certes fait avancer les choses, mais n’était nullement en mesure d’en imposer l’application en raison de l’absence de structure de suivi digne de nom. Malheureusement, les accords seront tombés dans l’oubli faute à la fois de la déloyauté de la partie gouvernementale, mais également le manque d’organisation politique et culturelle de la rébellion à même de faire pression dans ce sens. Ceux qui ont lutté pour arracher ces accords n’ont pas su en tirer profit par le manque de personnes ressources et par faute surtout d’un cadre de réflexion et de suivi. L’actuelle génération des combattants, convaincus d’avoir en face une politique machiavélique et déloyale, semble comprendre que lorsque les politiques qui portent les revendications du peuple ne s’appuient sur des principes et une organisation solide inscrite dans la durée, la lutte n’aboutirait de toute évidence à aucune victoire réelle, tangible et pérenne.</P><br />
<P>Au sein de l’armée nationale, un certain nombre des intégrés (comme on les a appelés pendant longtemps) a été même promu à des postes de commandements. La reconnaissance de la nation a finit de forger parmi ces anciens rebelles une loyauté sans faille. Ironie du sort, ils se retrouvent aujourd’hui en première ligne, face à leurs frères de sang et d’armes d’hier qui ont repris les armes contre les autorités de ce qu’ils considèrent désormais ni plus ni moins qu’un pays d’occupation. Ayant pris désormais fait et cause pour la vision étatique, ces ex-combattants des fronts dissous ont perdu de vue la légitimité même de toute revendication venant de ceux qui dénoncent les manœuvres des autorités pour ne pas appliquer les accords signés.</P><br />
<P>L’emploi des brigades mixtes MFU/armée va être la première manifestation de cette volonté publique. Créées pour instaurer un climat de confiance entre les ennemies d’hier et pour ramener la paix, elles vont être utilisées comme fer de lance contre la contestation des fronts qui ont déclarés leur hostilité aux termes du Pacte. Pendant ce même temps, l’armée et ses milices s’adonnaient en toute impunité à des crimes atroces contre les populations civiles.</P><br />
<P><STRONG>Les milices armées&nbsp;</STRONG></P><br />
<P>Dans sa doctrine de la division, l’État veut régner non pas par le consensus entre tous ces citoyens, mais par la guerre entre les uns et les autres et la mort d’une région qui n’empêcherait pas le reste du pays de rester débout et aller de l’avant. Le septentrion du pays va être opposé au sud, le nomade au sédentaire ; la communauté, l’ethnie et la tribu deviennent les nouveaux partis d’une République à la dérive où les barreurs ont jeté par-dessus bord le compas et la boussole.</P><br />
<P>C’est dans ce contexte que vont naître la milice tristement célèbre Gandakoy lors de la rébellion des années 1990 et, plus récemment, le Ganda Iso (formées de brigades d’autodéfense, ce qui était loin d’être vrai), qui a défaut de s’allier l’ensemble de la communauté Songhoy a néanmoins réussi à se faire rallier par beaucoup de jeunes de cette communauté et de la communauté Peulh ainsi que certains touareg noirs. Par ailleurs, et avec l’entremise de certains notables et militaires intégrés, des supplétifs de l’armée composés de maures et de touareg participeront activement à la stratégie gouvernementale d’opposer des voisins et des frères de sang.</P><br />
<P>Les milices armées ont été suscitées à la faveur d’une propagande bien orchestrée qui a visé à faire croire que les aspirations des rébellions maures et touareg étaient dirigées contre l’intérêt des autres communautés du nord et de l’ensemble de la nation malienne. Cette stratégie de division visait à faire paraître aux yeux des populations ces revendications, faites pourtant exclusivement au nom des régions du nord, comme la conquête de privilèges au nom d’une seule communauté.</P><br />
<P>Face à ses difficultés sur le théâtre des opérations, les milices deviennent des supplétifs nécessaires. Elles seront manipulées par l’Armée et utilisées pour la surveillance, la délation et les massacres arbitraires, pour distiller encore plus profondément et pour très longtemps la division entre les peuples du nord. Elles joueront ainsi un important rôle pour isoler, notamment, le peuple Songhoy de la lutte pour la reconnaissance des droits et le développement des régions nord du Mali. Une adhésion de la population Songhoy, forte d’une intelligentsia importante, à la lutte menée par la rébellion aurait complètement changé la configuration du conflit et contraint le gouvernement à prêter une attention beaucoup plus forte aux désidératas des régions nord. Ainsi, une certaine partie de cette population, devenue sensible aux sirènes de la passion et de la haine, entretenues par des hommes de main (déserteurs de l’armée) de Bamako, va répondre présente aux appels de cette manipulation grotesque aux conséquences malheureusement irrémédiables par le pays qui, au lieu de chercher des solutions réelles pour résoudre le conflit, participe davantage à en accentuer les difficultés.</P><br />
<P>L’objectif recherché était de faire porter (au nom de la défense du territoire national, autre manipulation et mensonge), une grande part, l’effort national de guerre aux populations du nord en les dressant les uns contre les autres, sans même se préoccuper de ses propres responsabilités quant aux conséquences et effets de cette politique pour la région et ses habitants.</P><br />
<P>Ces milices, constituées, armées et entretenues par l’Armée malienne, ne revendiquent rien, elles obéissent aux ordres et officient suivant la liberté qui leur est laissée. Elles n’ont aucune politique ni aucune vision de l’avenir et s’adjugent inconsciemment le mauvais rôle. Elles se battent contre la paix car elles se battent contre un ennemi qui n’est pas extérieur. L’État s’est défaussé de sa responsabilité, ce qui leur donne un semblant de légitimité dans un conflit qui relève de la seule responsabilité de l’État au travers de ses forces de défense et de sécurité, en raison même de son caractère purement intérieur.&nbsp;</P><br />
<P><STRONG>Les pays voisins et le médiateur algérien&nbsp;</STRONG></P><br />
<P>Le Mali a fait appel, dès les premiers actes posés par la rébellion, à tous les pays frontaliers pour résoudre le conflit. L’embrasement de la sous-région a été mis en avant pour convaincre et associer ces derniers. Plusieurs rencontres ont lieu à cet effet. Mais le plus grand effort dans ce sens sera fait en direction de l’Algérie. Acceptée par les deux parties, l’Algérie va assumer le rôle de médiateur entre les mouvements maures et touareg et la partie gouvernementale, depuis le début du conflit. Cette dernière partie a toujours salué cette médiation, pour deux raisons : ainsi cantonnée dans ce rôle de médiation et de garant des accords, l’Algérie ne pouvait dès lors ni apporter son soutien à la partie rebelle ni lui servir de bases arrière. Liée par son statut, elle pourrait tout au plus aider à l’apaisement et au règlement de la question. Situation certes réconfortante pour la partie gouvernementale dans son approche d’encerclement, mais néanmoins assouplie dans sa rigueur, au bénéfice de la rébellion, par les solidarités millénaires entre les populations des régions sud algériennes et nord du Mali.</P><br />
<P>À cette doctrine d’encerclement qui consister à faire entendre la voix de tous ceux qui peuvent de l’intérieur aider à faire péricliter les positions du mouvement, vient s’ajouter une nouvelle ligne visant à discréditer ce dernier vis-à-vis de la communauté internationale en l’assimilant aux groupes terroristes en œuvre dans la région. Une campagne de dénigrement est actuellement orchestrée par les canaux officiels et fidèlement relayée, telle une vérité révélée, par les médias.</P><br />
<P><STRONG>L’art du silence et la politique du mensonge</STRONG></P><br />
<P>Dans son souci de s’attirer le soutien de la communauté internationale, très sensible en ce moment aux questions du terrorisme, Bamako n’hésite pas à déclarer officiellement l’existence de liens entre le MNLA et Aqmi. Est-ce une nouvelle ligne dans la tactique du gouvernement de porter sur un plan international un conflit qu’il a toujours voulu inscrire dans un cadre national et juguler en interne ? Quoi qu’il en soit, cette approche, à l’heure actuelle, ne semble pas trouver un l’écho favorable auprès de certains pays de la sous-région ou d’ailleurs. Par ailleurs, les prétendues connexions entre le MNLA et l’organisation djihadiste trouvent leurs propres limites dans la politique même de l’État de créer l’indifférence au tour de la problématique liée au conflit au nord en érigeant en véritable doctrine l’omerta au tour de cette question.</P><br />
<P><STRONG>Qui veut se débarrasser de son rebelle l’accuse de terrorisme&nbsp;</STRONG></P><br />
<P>L’État malien et ses relais d’information cherchent à créer un lien évident entre le mouvement indépendantiste de libération de l’Azawad et le mouvement terroriste Aqmi. Il n’y a pas une seule information ou un seul article de presse traitant de la guerre avec le MNLA qui ne fasse état d’une collusion étroite entre ce dernier et l’organisation religieuse étrangère ou ne tente, d’une manière insidieuse, à le faire croire.</P><br />
<P>Aujourd’hui, comme par le passé, les autorités cherchent les moyens de passer sous silence les revendications des populations du nord. Tous les moyens sont ainsi bons pour discréditer son adversaire et le placer, en l’occurrence, dans le viseur de la communauté internationale. La méthode qui consisterait pour Bamako, à chaque fois qu’elle se trouve confrontée aux frustrations d’une partie du corps national, de vouloir l’infantiliser et n’y voir que des marionnettes manipulées depuis l’étranger n’est pas de nature à apaiser ni la situation ni à aboutir une solution négociée et définitive aux problèmes qui se posent. Déjà en 1963, avec la révolte dans l’Adghagh, les autorités faisaient état de la présence de mercenaires français aux côtés des rebelles ou encore la fourniture des revolés en armes de fabrication italienne venant de la Libye. La main de la France, la manipulation de la Libye, le double-jeu de l’Algérie vont émaillés aux yeux du Mali les aspirations de l’Azawad depuis les indépendances. Cette théorie du complot, favorable à une certaine légitimation de la répression, est devenue une constante dans la stratégie gouvernementale.</P><br />
<P>Avec la disparition de la Libye du colonel, parrain désigné, à tort, de toutes les rebellions au nord du pays, le Mali veut créer une identité entre le MNLA et le djihadisme d’Aqmi, groupuscule de quelques dizaines d’hommes voué à une inexorable disparition tant le contexte et les mentalités ne se prêtent à son essor au nord Mali. En effet, comme il paraît impossible de porter la lumière sur la prétendue main invisible de la France et qu’il n’est pas, outre mesure, question de froisser en rien la susceptibilité du grand voisinalgérien (quoi que cette dernière semble être désignée, entre les lignes, comme le manipulateur), le Mali n’hésite pas à affubler ses propres populations des habits du terrorisme pour les voués à la colère de la communauté internationale.</P><br />
<P>Mais cette tentative, qui au fond n’a d’autres intentions que de pervertir les revendications du MNLA, sera balayée immédiatement par certains pays. En effet, les assertions de Bamako seront démenties catégoriquement par Paris, Nouakchott et Alger. Le ministre français à la Coopération, Henri de Raincourt, a été la première voix officielle a porté un démenti à l’information selon laquelle Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et la rébellion touarègue agissaient de concert dans les combats dans le nord du Mali : &laquo;&nbsp;Il faut faire une différence entre les difficultés nées de la situation des Touaregs et des relations avec le pouvoir central et (celles nées) de la situation d’Aqmi. Ce n’est pas la même chose, d’ailleurs les deux ne collaborent pas ensemble, ne travaillent pas ensemble&nbsp;&raquo;</EM>. C’était au tour de Hamadi Ould Baba Ould Hamadi, ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, de démentir l’existence d’éventuelles liaisons entre les touareg et Aqmi. Répondant, le 29 janvier dernier, aux questions de RFI depuis Addis Abéba à l’ouverture des travaux de la 22eme session du conseil exécutif de l’Union africaine, le ministre indiquait :&nbsp;&nbsp;&raquo;D’abord les Touareg sont une communauté ethnique, ce qui n’est pas le cas des terroristes. Les Touareg au Mali sont chez eux, ce qui n’est pas le cas des terroristes. Les Touareg ont des revendications identitaires, ce qui n’est pas le cas des terroristes. Les Touareg n’ont jamais attaqué un pays étranger, ce qui n’est pas le cas, n’ont plus, des terroristes. Donc, à mon avis, il faut éviter de faire l’amalgame.&nbsp;&raquo;</EM></P><br />
<P>L’Algérie entend geler son soutien militaire direct au Mali, prévu pour lutter contre le terrorisme, pour qu’il ne serve pas à la guerre menée contre le MNLA. Position qui dément, par raisonnement a contrario, tout lien entre ce dernier mouvement et les groupuscules djihadistes d’Aqmi.</P><br />
<P><STRONG>La passivité de l’Etat devant Aqmi</STRONG></P><br />
<P>Ces déclarations interviennent après plusieurs démentis du MNLA au travers de communiqués et interventions de certains de ces membres. En outre, la non application des accords d’Alger de 1990 et de 2006, notamment en ce qui concerne, pour ces derniers accords, &laquo;&nbsp;la création en dehors des zones urbaines de Kidal d’unités spéciales de sécurité</EM>&nbsp;&raquo; chargée notamment des missions de reconnaissance, de patrouilles et d’intervention, met sérieusement en mal les déclarations des autorités maliennes. Plusieurs leaders et porte-parole des rébellions précédentes n’ont d’ailleurs pas manqué de dénoncer la passivité de Bamako face à l’avancée des terroristes dans les régions du nord et lever toute équivoque quant à l’amalgame que veut entretenir Bamako à leur égard. Le sanglant accrochage en 2006 entre l’ADC et le GSPC n’est pas sans signifier l’hostilité de la rébellion à l’égard du terrorisme djihadiste, accrochage suivi d’ailleurs de violentes représailles des terroristes qui fit plusieurs morts et blessés dans les rangs de la rébellion. Les combattants avaient à plusieurs reprises appelé Bamako à agir ou mettre à leurs dispositions les moyens de sécuriser le territoire national des trafiquants et des terroristes.</P><br />
<P>En outre, le contexte international ne semble pas du tout favorable au développement de l’extrémisme religieux dans les régions nord du Mali, haut lieu d’une pratique religieuse modérée et fortement ancrée. Les démocraties musulmanes naissantes à la faveur du printemps arabe sonneront à coup sûr le terrorisme dans le Sahel.</P><br />
<P><STRONG>Créer l’indifférence autour du problème&#8230;</STRONG></P><br />
<P>L’État malien a créé les conditions pour avoir les mains libres et agir dans l’indifférence générale. Par des accords, il rendra les pays voisins, sous couvert de la sécurité et la cohésion régionales, complices de sa politique de répression. Déjà en 1963, l’Algérie reconnaissante collaborera avec Bamako en remettant aux autorités du Mali les leaders de la révolte de l’Adagh.</P><br />
<P>L’acte le plus révélateur de cette politique sera le sommet quadripartite de Djanet, réunissant les 8 et septembre 1990 les chefs d’États malien, nigérien, algérien et libyen. Le compromis de Djanet (Djanet, Talghiwen Djanat&#8230;, comme il se disait à l’époque) va révéler d’emblée la volonté de Bamako, par le refus de toute négociation, de réprimer (&laquo;&nbsp;mater dans le sang</EM>&laquo;&nbsp;) la rébellion naissante. En effet, &laquo;&nbsp;le renforcement du dispositif de contrôle et de surveillance au niveau des zones frontalières et la lutte contre les phénomènes migratoires clandestins</EM>&nbsp;&raquo; auxquels vont s’engager les parties suffisent à eux seuls pour dévoiler au grand jour la stratégie et la politique de répression auxquelles s’apprêtaient les États qui ont convoqué la conférence. Il s’agissait ni plus ni moins de parquer la contestation par une politique d’étouffement et la réprimer dans le sang et dans le silence du désert. Ces programmes ne verront pas le jour, cependant le cantonnement des populations pour mieux les contrôler visaient d’une part de priver la rébellion d’un potentiel vivier, d’autre part de les faire paraître comme des bandits ne luttant que pour des intérêts aventuriers et éviter par là même une internalisation du conflit (réfugiés sur leur propre terre). Le communiqué commun des partie à la conférence évitât soigneusement d’ailleurs ne faire aucune mention du peuple touareg. Bamako et Niamey étaient persuadées qu’ils pouvaient dès lors venir à bout de ces bandits armés à moindre frais et sans accord qui prendrait en compte leurs revendications et sans jamais rendre audible les aspirations du peuple touareg.</P><br />
<P>L’État s’est toujours comporté en sorte d’affaiblir la partie rebelle avant d’entamer toute négociation. La solution strictement militaire à la question, sous le prétexte de la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire, sera l’option première. Fer de lance de cette politique de répression, l’Armée finit par échouer dans sa mission. Tenues en échec sur le théâtre des opérations avec beaucoup de pertes en vies humaines et en matériel de guerre par une poignée d’Ishoumar, les forces armées vont s’illustrer par des massacres de populations civiles et autres crimes de guerres.</P><br />
<P>Avec la chute de la dictature, les accords de Tamanghassat seront enterrés avant qu’ils même aient reçu un début d’application. L’opération Koka-djè (laver proprement) de l’Armée malienne va recevoir l’ordre d’« extraire » du corps social national les populations blanches (considérée du coup comme des tâches malpropres, une salissure) par d’innombrables tueries et par la fuite des survivants vers les camps de réfugiés en Mauritanie, en Algérie et au Burkina-Faso. La crise humanitaire qui s’est ensuivie aboutira à une forte médiatisation du conflit et lui donna une forme d’internationalisation, toutes choses qui conduiront aux négociations et aux accords du 11 avril 1992.</P><br />
<P>Un État oppose ses citoyens lorsqu’il n’est pas transparent. Lorsqu’aucune information officielle, une vérité historique ou une réalité économique ne vient donner, dans un contexte de tension, le change aux esprits surchauffés, la haine et la violence deviennent inéluctables. Lorsqu’on cherche à résoudre les problèmes d’une nation dans le secret des cabinets ministériels ou au sein des seuls états-majors des armées on finira un jour par rencontrer, dans le meilleur des cas, l’opposition du peuple. À force de tenir le mystère sur la situation qui prévaut sur le terrain et verrouiller l’information, l’État malien laisse libre court aux rumeurs les plus folles et les plus folles envies commencent à s’exprimer. Situation qui affecte les populations, qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation d’incertitude et de peur comme par le passé. Les premières manifestations de violence qui viennent d’affecter de paisibles populations vivant au sud du pays pour le seul tort d’être maures ou touareg est une conséquence du mutisme du gouvernement actuel, qui continue à se claquemurer dans un silence coupable.</P><br />
<P>Ce mutisme n’est pas fait pour honorer la démocratie malienne acquise au prix de lourds sacrifices consentis. Ce manque de communication des autorités civiles et militaires, s’il révèle d’un stratagème de ne pas faire état des acquis des luttes des kel Azawad et leurs négligences à les faire respecter, reste néanmoins contraires aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux des citoyens. À l’heure de céder sa place à la tête de l’Etat, ATT voudrait-il, lui qui a été le fossoyeur des premiers accords de Tamanghassat et l’artisan des opérations Kokadjè qui feront vivre les pires moments de leurs existences aux populations du nord Mali au mépris de la démocratie qu’il a pourtant aidé à installer dans le pays, ATT voudrait-il donc laisser derrière lui un chaos non moins grave que ces épisodes sombres de l’Histoire du Mali. Il faut espérer que non !</P></p>

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		<title>Les Kabyles, force structurante du nationalisme algérien</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:08:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ L&#8217;émigration kabyle s&#8217;est très vite engagé dans les luttes nationalistes. Cette structuration s’est effectuée en trois moments, de 1830 à 1927.

1. La conquête de l’Algérie
La prise d’Alger, suivie de l&#8217;expulsion des Turcs, embarrasse le vainqueur : changement de régime à Paris, absence de doctrine coloniale, insuffisance de Marseille comme centre de ravitaillement et d’équipement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG align=left t title="L'émigration kabyle s'est très vite engagé dans les luttes nationalistes." src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=kab_892262410.jpg&amp;size=article_medium"> L&#8217;émigration kabyle s&#8217;est très vite engagé dans les luttes nationalistes. Cette structuration s’est effectuée en trois moments, de 1830 à 1927.<br />
<P></P><br />
<P><STRONG>1. La conquête de l’Algérie</STRONG></P><br />
<P>La prise d’Alger, suivie de l&#8217;expulsion des Turcs, embarrasse le vainqueur : changement de régime à Paris, absence de doctrine coloniale, insuffisance de Marseille comme centre de ravitaillement et d’équipement pouvant satisfaire les besoins de l’administration, de l’armée et des colons qui affluent. Très vite, le concours des autochtones s’avère &laquo;&nbsp;indispensable</EM>&laquo;&nbsp;. À Alger, ville de 30 000 habitants environ, les autorités ne pouvaient compter que sur les Juifs (intermédiaires, fournisseurs et interprètes) et les Kabyles, la main-d’oeuvre.</P><br />
<P>Sous les Turcs, la Kabylie formait déjà l&#8217;arrière-pays d’Alger. C’est une montagne sûre dont la population nombreuse est organisée en villages, régis par des institutions qui assurent la cohésion sociale, politique, religieuse et culturelle. En liaison étroite avec Alger, par un va-et-vient régulier de colporteurs et de journaliers, la Kabylie lui fournissait les fruits, le miel et la cire, le bois, l’huile, le tabac et le lin. Les artisans étaient spécialisés dans la fabrication des outils de fer agricoles, la menuiserie, la poterie, la meunerie, la taille des pierres et la maçonnerie, la vaisselle domestique, la vannerie, le travail de la laine et du lin. Ils fournissaient aussi les travailleurs saisonniers indispensables pour les travaux agricoles et des soldats.</P><br />
<P>Les Turcs chassés, les Kabyles deviennent les auxiliaires indispensables de l’armée, à qui ils fournissent ses premiers contingents militaires indigènes, les zouaves. L’administration utilise aussi cette main-d&#8217;oeuvre sobre, active et efficace pour les travaux publics à Alger et la mise en valeur de l’Algérois, où sont créés les premiers villages de la colonisation. Le préjugé favorable dont ils bénéficient repose sur une interprétation discutable du passé (les populations berbères autochtones christianisées, submergées et opprimées par les envahisseurs arabes). Mais de façon plus certaine sur l’attraction des Français, ruraux peu instruits, attachés à la propriété privée pour les sociétés villageoises kabyles, différentes des tribus arabes. Le rôle des Kabyles s’accroît avec le développement des infrastructures, des centres urbains et de la colonisation. Les marchands ambulants sillonnent par centaines les nouveaux villages où la main-d’oeuvre est souvent originaire des mêmes régions. Quand le courant des échanges se développe entre Alger et Marseille, les Kabyles se trouvent insérés dans les nouveaux circuits économiques. Les portefaix et les convoyeurs assurent les transports de bestiaux et de marchandises, les terrassiers aménagent les ports d’Oran et de Marseille, les colporteurs se retrouvent chaque été sur les plages et dans les villes d’eau, les journaliers fournissent un salariat agricole occasionnel pour le vignoble du Languedoc.</P><br />
<P>Dès les années soixante, un flux migratoire saisonnier, limité par les règlements sur la circulation des Algériens en France, mais régulier, s’établit entre la Kabylie, les régions céréalières et viticoles d’Algérie et celles du littoral français, un flux qui s’enfle pendant la période des moissons et des vendanges. Les salaires versés sont investis en Algérie dans les commerces, le bâtiment, l’élevage et la petite industrie. Face à Alger, Marseille devient un môle d’ancrage des Kabyles, dont les premiers noyaux s’établissent dans les villes du Midi ou du Massif Central, où ils prennent le relais des ruraux qui &laquo;&nbsp;montent</EM>&nbsp;&raquo; à Lyon ou à Paris.</P><br />
<P>La conquête de la Kabylie en 1857 n&#8217;entraîne pas une expropriation importante des terres et une forte colonisation européenne. En revanche, elle intègre plus étroitement la Kabylie dans une Algérie où le mode de production capitaliste tend à se généraliser. Les Kabyles fournissent une large partie de la main-d’œuvre employée dans la construction des villes, l’exploitation des mines, et le développement des infrastructures de l’Algérie (les ports, les barrages-réservoirs, les routes, les ponts et les voies ferrées). Ils fournissent aussi les soldats de l’armée d’Afrique (unités de tirailleurs, de spahis et de zouaves) et ils se trouvent engagés dans les guerres de Napoléon III en Italie et en Crimée. Les revenus de l’artisanat et du commerce, les primes d’engagement, les soldes et les salaires relativement élevés des ouvriers agricoles sont envoyés au pays. Mais, dans le contexte colonial, la richesse n’entraîne pas en Kabylie une différenciation sociale marquée; elle renforce plutôt les institutions traditionnelles et la vitalité de la confrérie des Rahmaniya. Une nouvelle étape s&#8217;ouvre au lendemain du voyage de Napoléon III en Algérie (3 mai-7 juin 1864) qui inaugure la politique du &laquo;&nbsp;royaume arabe&nbsp;&raquo;.</EM> C’est pendant ces années, où l’Algérie est dirigée par le maréchal Mac-Mahon (1864 1870) que les Kabyles protégés des convoitises des colons affamés de terres, deviennent la population autochtone la plus associée à l’œuvre de la colonisation française en Algérie. Trois faits l’établissent : le nombre élevé de jeunes Kabyles à&nbsp;l’École Normale d ’Alger, la création d ’une École indigène d’Arts et métiers, à Fort-Napoléon (Fort national, actuel Larbaa Nath Irathen), le soutien de l’administration à la résistance de la Grande Kabylie face à la politique d ’évangélisation de l’archevêque d ’Alger, Mgr Lavigerie. Au terme de cette période, la colonisation a intégré la Kabylie dans une économie capitaliste sans que les bases économiques et sociales qui soutenaient les institutions traditionnelles de cette région aient disparu. La situation change avec la guerre franco-allemande de 1870 qui entraîne une série de bouleversements en France comme en Algérie.</P><br />
<P><STRONG>2. La période 1871-1914</STRONG></P><br />
<P>La répression qui suit l’échec de l’insurrection de Kabylie de 1871 entraîne l’exode de plusieurs tribus vers la Tunisie ou la Syrie, une très forte contribution de guerre (36 millions de francs or), frappant toute la population (800 000 environ) et un séquestre collectif des meilleures terres représentant 70,40 % du capital des indigènes séquestrés. Durement pénalisés, les villages durent s’endetter et vendre à vil prix les biens communaux et le bétail. Le processus d’accumulation qui s’était réalisé chez les Kabyles se trouve cassé, empêchant la formation d’une classe moyenne de paysans, de commerçants et d’artisans, tandis que le flot des candidats à l’immigration va en grossissant. La Kabylie se voit frappée dans ses ressources, mais aussi dans ses institutions, contrainte à fonctionner de façon souterraine. Cette immersion des institutions dans la clandestinité laissera des traces dans le&nbsp;mode d’organisation de la migration kabyle, en Algérie comme en France.</P><br />
<P>La Kabylie sera aussi traumatisée par la brutalité de la répression, la désagrégation des structures sociales et politiques traditionnelles, et l’occupation de la patrie ancestrale, même si création de villages de colonisation sur ses terres reste limitée. La violence coloniale et la douleur de l’exil fourniront la matière d’une poésie et de chansons nombreuses. Après 1880, le développement des infrastructures (ports, routes, chemins de fer), des nouveaux villages et le boom de la vigne ouvrent de nouveaux débouchés à la main-d’œuvre kabyle. Les salaires versés servent au rachat des terres du séquestre et à l’implantation des commerçants, épiciers, artisans et restaurateurs dans toute l’Algérie. La conquête de la Tunisie donne aux Kabyles l’occasion d’un nouveau déploiement. De nombreux Kabyles intégrés dans les troupes coloniales prennent racine en Tunisie où ils renforcent la colonie précédente. Ils deviennent alors de précieux auxiliaires. Ils fournissent les interprètes de l’armée, les cadres intermédiaires de l’administration ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée pour développer les infrastructures et l’exploitation des mines de phosphates de Sfax-Gafsa. Une partie de ces mineurs sera recrutée par les sociétés minières du Nord de la France.</P><br />
<P>Les Kabyles jouent aussi un rôle important dans la conquête du Maroc (régiments de zouaves et de tirailleurs) et dans l’installation du protectorat. Ils fournissent les auxiliaires de l’administration (interprètes, secrétaires, agents dans les postes et les transports) et de l’armée. Au cours de ce processus, la migration kabyle en France change de nature et de caractère. Elle est provoquée par le renforcement du système colonial, la prolétarisation de la paysannerie algérienne, la rupture d’équilibre entre la poussée démographique et l’emploi, en l’absence d’industrie et par l’attrait des bons salaires et des conditions de vie plus favorable en France. Après 1880 quand la IIIe République est bien installée, l&#8217;Algérie bien intégrée à la France est dirigée par le parti colonial qui va obtenir deux résultats importants : l&#8217;autonomie administrative en août 1898 et les Délégations financières. Il s ’agit d’une assemblée élue au suffrage restreint et dont les membres (24 colons, 24 non-colons et 24 indigènes, dont 13 Arabes et 6 Kabyles) sont chargés de discuter et de se prononcer sur le budget présenté par le gouverneur. Sitôt approuvé, ce budget est soumis, pour vote, au Conseil supérieur du gouvernement, une assemblée de 60 membres (31 membres élus par les conseillers généraux et les délégués financiers, 22 hauts fonctionnaires et 7 membres nommés par le Gouverneur). Le décret fait du gouverneur, dont l&#8217;autorité directe s’exerce sur les hauts fonctionnaires, les préfets&nbsp;et les services civils — sauf l’éducation, la justice et la radio — le chef d’un exécutif algérien responsable devant des délégations financières, où les indigènes sont représentés par 6 délégués kabyles pour 700 000 habitants et 15 délégués arabes pour 3 330 000 habitants.</P><br />
<P>En décembre 1900, une loi dote l’Algérie de la personnalité civile et d’un budget distinct de celui de l’État français. Voté par les Assemblées algériennes, il doit être approuvé par les ministres des Finances et de l’intérieur. Le caractère colonial de ces institutions a été souligné: surreprésentation des Européens par rapport aux Algériens, système d’élection qui favorise la désignation de notables dociles, toute puissance de l’administration et pseudo débats au sein des Délégations. Dans les faits, les lois de 1898-1900 ne créaient pas les conditions permettant une évolution graduelle et maîtrisée de la colonie vers l’autonomie puis la République associée ; il s’agissait en fait d’une simple forme de décentralisation, qui laissait l’essentiel des pouvoirs économiques, financiers, législatifs et politiques à la métropole. C&#8217;est dans ce contexte que les Kabyles deviennent indispensables pour le patronat qui a développé la rationalité du travail (le système Taylor) dans les mines, la sidérurgie et la métallurgie pour briser l&#8217;autonomie ouvrière (le salaire lié au métier, le statut du travailleur, l&#8217;application de la législation sociale)et que les cycles migratoires belge, allemand et italien s&#8217;épuisent. Pour les gouvernements qui cherchent à refondre l&#8217;outil militaire pour la guerre de revanche contre l&#8217;Allemagne. Dans la formation de l&#8217;armée d&#8217;Afrique, une place particulière est accordée aux Kabyles qui ont participé à la conquête de la Tunisie et du Maroc et à la mise en place du protectorat dans ces deux pays.</P><br />
<P>A la veille de 1914, la migration algérienne est insérée dans le cycle des autres&nbsp;immigrations étrangères. Mais elle présente une série de traits particuliers qui la différencient des migrations européennes du Sud et la construisent comme une structure communautaire originale, une matrice qui est le produit des conditions sociopolitiques intervenues en Algérie depuis 1871 (le séquestre, la formation d ’un important prolétariat rural et le durcissement du régime colonial) et de la composition ouvrière et kabyle rattachée à sa région d ’origine. Cette immigration se coule dans le modèle français d’intégration, élaboré et bien rodé dans le cadre de la République, depuis l’application du Code de la nationalité (1889). Elle s’insère aussi dans un processus de production moderne où elle s ’imprégne des traditions de la classe ouvrière française. Cette matrice regroupe pour l’essentiel des hommes seuls (célibataires ou ceux dont l’épouse est restée au pays), vendeurs d’une &laquo;&nbsp;force de travail provisoire, temporaire, en transit&nbsp;&raquo;</EM>. Elle a facilité l&#8217;intégration des Kabyles dans le travail de la société, ce qui l&#8217;apparente aux immigrations méditerranéennes (Espagnols, Italiens), où la tradition communautaire reste longtemps vivace.</P><br />
<P>Elle a maintenu des liens étroits avec le pays (le mariage au pays avant le départ en France, l’envoi régulier d’une partie des salaires, le retour au pays après le délai fixé). Elle regroupe les émigrés par villages ou par régions d’origine et fonctionne en adaptant les institutions kabyles. Elle réalise ainsi la cohésion de ses membres, construit des réseaux de solidarité, maintient les traditions culturelles et religieuses du pays et assure sa propre reproduction. Elle fonctionne enfin comme une contre-société qui produit ses référents culturels, ses repères, son code moral et sa définition des interdits et du licite (le vêtement, la fréquentation des femmes françaises, la consommation d’alcool, la pratique de la religion, ses élites et ses juges, ses réseaux d’information et de solidarité ainsi que son opinion publique. Elle fonctionne aussi comme une caisse d’épargne ou une banque et prend appui sur un réseau de cafés-restaurants, d’hôtels et de garnis qui forment des points d ’ancrage et d’organisation de l’émigration algérienne en France.</P><br />
<P>Cette matrice a constitué un important facteur d’intégration sociale et culturelle des&nbsp;Algériens en France, en même temps qu’elle a freiné ou empêché l’assimilation par la dissolution de ses membres dans la population française. Composante organique, mais, différenciée de la classe ouvrière française après la guerre, elle deviendra aussi le creuset où se forgera une identité berbère qui s’élargira en devenant algérienne et même nord-africaine.</P><br />
<P><STRONG>3. De 1914 à 1926</STRONG></P><br />
<P>Pendant la Grande Guerre, la contribution des Algériens à dominante kabyle a été très importante dans l&#8217;armée et les usines. Au départ : surveillance des Maghrébins sur le front, contrôle des &laquo;&nbsp;officiers indigènes</EM>&nbsp;&raquo; par des officiers des Affaires indigènes et discrimination marquée entre Algériens et Français, mais de façon progressive, la situation s’améliore et le moral des unités maghrébines pendant le repos est soutenu par des &laquo;&nbsp;fêtes divisionnaires</EM>&nbsp;&raquo; : méchouis en plein air, matches de football, chants et danses folkloriques, etc. Cette attention toute paternaliste de l’encadrement explique en partie l’intégration des Maghrébins dans l’armée française où l’ordre militaire leur semblait plus égalitaire que l’ordre colonial. Les protestations les plus vives concernent la discrimination dans le régime des permissions, qui disparaît peu avant l’arrivée sur le front de la classe 1917. Ainsi le passage dans l&#8217;armée française a-t-il imposé à des milliers d’Algériens d’entrer dans les structures du monde moderne, ce qui a modifié leur mode de vie, leur perception de la France et leurs mentalités.</P><br />
<P>Cependant, plus que dans les casernes et les tranchées, c’est dans la sphère de la production que les transformations furent plus profondes et plus durables. Dans les usines l&#8217;adaptation a été difficile, mais après 1917, le travail en usine entraîne malgré tout, une amélioration de la situation des ouvriers coloniaux (conditions de travail, salaires, logement ainsi qu’un alignement sur les normes de production et de fonctionnement du salariat français. Cette revalorisation de leur condition, associée à une insertion dans des équipes mixtes, encadrée par des ouvriers français et une aide apportée dans le domaine social, sanitaire, culturel et professionnel contribue à modifier les mentalités. La mutation de l’Algérien rural en ouvrier industriel intervient lorsque plusieurs conditions sont réalisées : l’acceptation de la discipline de l’atelier, l’intériorisation des rythmes et des normes du travail salarié, l’intégration dans un procès collectif de travail, la compréhension que la force de travail est une marchandise qui doit être vendue à son juste prix et que les relations entre salariés et patrons ne sont pas fondées sur des solidarités religieuses et, mais sur des rapports de force entre classes sociales antagonistes. Sans se dégager complètement de la chaîne des Rahmaniya et des comités de village qui restent présents, le travailleur kabyle suit ou s’engage dans des actions impulsées par la CGT. Dans ce mouvement, le rapport à l’écrit se modifie, avec la lecture des journaux, des tracts et des affiches, en même temps que des formes nouvelles de mobilisation : les assemblées générales, les meetings, les comités de grève, les défilés et les manifestations.</P><br />
<P>L’insertion d&#8217;une fraction importante de la population active algérienne dans les secteurs vitaux de l’appareil de production et de la défense nationale a constitué un élément décisif dans la transformation de l’émigré en un ouvrier de type moderne. Pendant la guerre, les Algériens sont devenus une composante organique du salariat français. Ils ont aussi facilité la modernisation de l’appareil de production par la rationalisation du travail. Cette mutation s’est produite dans un contexte marqué par la victoire de la Révolution russe et la montée d’un puissant mouvement ouvrier en France et en Europe. La participation reconnue des travailleurs coloniaux à l’effort de guerre, le rôle important joué par les régiments nord-africains lors des offensives de 1917 et 1918, la paix sociale et politique qui régnait en Afrique du Nord, expliquent la sympathie dont jouissaient travailleurs et soldats nord-africains, les turcos en France. C’est la période où les fêtes musulmanes sont célébrées avec un certain faste, où beaucoup d’Algériens ont des épouses ou des compagnes françaises et où une relative égalité existe sur le plan des salaires. Comme le dira Messali Hadj dans ses Mémoires</EM>, les relations entre les Algériens et &laquo;&nbsp;les indigènes de France&nbsp;&raquo; </EM>étaient bonnes.</P><br />
<P>Ainsi les soldats et les travailleurs nord-africains participent-ils avec chaleur à toutes les manifestations populaires à l’annonce de la capitulation de l’Allemagne. Cette situation qui contrastait avec la triste condition des Algériens dans leur pays a joué un rôle considérable dans la maturation politique des Algériens en France.</P><br />
<P>A la fin de la guerre, les Nord-Africains sont réexpédiés dans leur pays, mais des milliers de Kabyles restent en France, car ils sont installés dans des commerces et des logements à Paris et dans les banlieues ouvrières et qu’ils sont indispensables pour effectuer la reconstruction du pays. En 1920, lorsque l&#8217;immigration algérienne reprend, elle concerne majoritairement les Kabyles qui sont embauchés dans les villes et les régions industrielles de l&#8217;Est, du Nord et surtout de la région parisienne.</P><br />
<P>La matrice initiale va s’étoffer et se consolider dans le même temps que les travailleurs algériens deviennent une composante de la classe ouvrière française. C’est donc naturellement qu’ils vont adhérer à la CGTU puis en 1926 à l&#8217;Etoile Nord-Africaine où ils formeront la grande majorité des militants et des cadres. Ils ont donc été lorsque l’Étoile se prononce en 1927 pour l&#8217;indépendance de l&#8217;Algérie par l&#8217;élection d&#8217;une Assemblée Constituante, la force structurante du mouvement national algérien, mais l’Étoile fut aussi le cadre où se forgea les nationalismes tunisien et marocain. En d&#8217;autres termes, l’Étoile, en préconisant l’unité des peuples d’Afrique du Nord dans un cadre commun, préfigure le combat mené actuellement pour la formation de Tamazgha.</P><br />
<P><STRONG>Jacques Simon</STRONG></P></p>

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		<title>L&#8217;Iran brandit l’arme du pétrole</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:06:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Les mollahs iraniens savent que l&#8217;arme du pétrole est fatale pour plusieurs pays. La puissance d&#8217;un pays ne se juge plus par le nombre de soldats, mais se mesure maintenant par sa richesse en pétrole bien investie et bien protégée contre la convoitise.

L’influence de l’Iran sur les prix du pétrole 
Après la menace de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Les mollahs iraniens savent que l'arme du pétrole est fatale pour plusieurs pays." src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=Mollag_989746985.jpg&amp;size=article_medium" align=left t> Les mollahs iraniens savent que l&#8217;arme du pétrole est fatale pour plusieurs pays. La puissance d&#8217;un pays ne se juge plus par le nombre de soldats, mais se mesure maintenant par sa richesse en pétrole bien investie et bien protégée contre la convoitise.<br />
<P></P><br />
<P><STRONG>L’influence de l’Iran sur les prix du pétrole </STRONG></P><br />
<P>Après la menace de la fermeture du Golfe d’Ormuz, voilà encore l’Iran qui brandit l’arme du pétrole, soulevant de nombreuses craintes dans l’industrie du pétrole à l’échelle mondiale, à un moment cruciale ou l’Europe et les Etats-Unis sont sévèrement touchés par une foudroyante crise économique.</P><br />
<P>Les négociateurs en pétrole, par exemple, sont inquiets que les ambitions du programme nucléaire iranien et l’entêtement des Occidentaux ne conduisent à une guerre qui aboutira à l&#8217;interruption de l&#8217;approvisionnement du pétrole moyen occidental et débouchera certainement sur une 3e guerre nucléaire. Une crainte plus importante encore est si e l&#8217;Iran, poursuive une stratégie logique de guerre en attaquant des vaisseaux non-iraniens dans le détroit d&#8217;Hormuz, afin d&#8217;interrompre la livraison de pétrole en provenance d&#8217;autres pays d&#8217;Europe.</P><br />
<P>Plus de 40% du pétrole mondial internationalement exploité traverse le détroit d&#8217;Hormuz dans le Golfe persique. Les négociations discrètes entre Américains et Iraniens en cours, demandent des prix plus élevés pour délimiter la possibilité d&#8217;une interruption de l&#8217;approvisionnement du pétrole. Le passage aura peut-être été miné par la marine iranienne, lors de la dernière maœuvre dans la mer du Golfe, un risque qui prolongera l’arrêt des approvisionnements mondiaux en pétrole pour longtemps et qui maintiendra encore pour longtemps les prix plafonds du pétrole pariés entre 300 et 400 dollars /US. L’économie mondiale vivra au ralenti, certains pays de la planète ne pourront plus acheter leur pétrole à ce prix, vivrons dans le noir. L’Iran exporte vers les pays de l’Union européenne, environ 600.000 barils par jour sur les 2,6 millions, soit 20% de son pétrole, notamment vers la Grèce qui a été très réticente à valider le tout dernier embargo, l&#8217;Italie et l&#8217;Espagne ont été forcés à suivre la décision décrétée par les tètes de la communauté, notamment : la France, l’Allemagne et l’Angleterre. L’Iran grand producteur de pétrole, avec une réserve considérable, pourrait attirer dans son giron l’Inde, la Chine et une bonne partie de l’Union européenne si abaisse ses prix de pétrole.</P><br />
<P>L’Arabie Saoudite pays membre de l’OPEP fait de la surenchère en s’engageant à combler la quantité de pétrole amputé à la production pétrolière iranienne, en cas ou un embargo pétrolier serait décrété par l’ONU. L’OPEP n’est plus solidaire avec ses membres, c’est de la trahison, aucun respect de cette organisation suspecte ? L’Iran, faisant partie de la première génération des pays moyen-orientaux exportateurs de pétrole et un des premiers fondateur de l’Organisation des Pays exportateurs de pétrole, a droit à l’indemnisation et aux dommages et intérêts sur le déficit de sa production pétrolière causé par l’embargo au cas ou il sera voté par le Conseil de sécurité. A cet effet, on remarque que le Conseil de sécurité est contre la sécurité de l’approvisionnement mondial en pétrole et générateur de crises.</P><br />
<P>Les sanctions par l’ONU contre ne justifient aucunement les changements des prix futurs du pétrole, si une interruption de l&#8217;approvisionnement mondiale vient de se réalisera, les accusations infondées du nucléaire iranien par les Etats-Unis et leurs alliés ne tiendront plus debout et se transformeront en un droit commercial. L’Iran est membre de l’OPEP, des cotas de production sont distribués aux pays membres suivant le prorata leur production, en cas ou prorata, de réellement lieu; cela reflète plutôt la probabilité du pétrole à augmenter de valeur. Si l&#8217;Iran était incapable d&#8217;exporter sa production habituelle de pétrole à cause d&#8217;une guerre, cela pourrait aussi faire augmenter les prix.</P><br />
<P>La politique actuelle du gouvernement iranien, qui n’est pas liée à l&#8217;énergie nucléaire, a également contribué à garder le prix du pétrole élevé. L&#8217;opposition du gouvernement iranien à toute augmentation de la production de pétrole des nations qui appartiennent à l&#8217;Organisation des pays exportateurs de pétrole l&#8217;OPEP a fait augmenter les prix en limitant l&#8217;approvisionnement du pétrole disponible en provenance des pays de l&#8217;OPEP. L&#8217;Iran a tenté d&#8217;utiliser sa richesse pétrolière afin de saboter la valeur du dollar américain en décourageant l&#8217;utilisation du dollar pour les paiements des compagnies pétrolières étrangères, même si le dollar est la devise utilisée traditionnellement pour les marchés pétroliers. Conformément à la Compagnie nationale iranienne du pétrole, 85% du pétrole iranien sont achetés en utilisant des euros ou des yens. Malgré cet effort, la conséquence sur la valeur du dollar américain reste très faible.</P><br />
<P><STRONG>Le pétrole, une arme de guerre</STRONG></P><br />
<P>L&#8217;Iran a recherché une stratégie militaire similaire pendant la période de la Guerre Iran-Irak entre 1981 et 1987, qui a été surnommée &laquo;&nbsp;Tanker War&nbsp;&raquo;,</EM> alors que l&#8217;Irak et l&#8217;Iran attaquaient des pétroliers appartenant à l&#8217;un et à l&#8217;autre. L’Iran qui était dans la logique de guerre, a également attaqué des pétroliers appartenant à tous pays qui fournissaient une aide destructive à l&#8217;Irak. Cette logique était la même qu’utilisaient les Européens pendant la Seconde Guerre mondiale, ou les sous-marin d’Hitler faisait couler tout pétrolier qui ravitaillait l’ennemi. Pendant la guerre irako-iranienne, le trafic maritime dans la région du Golfe a chuté de 25% au cours de cette période. Par ailleurs, les conséquences peuvent être différentes si la guerre aura lieu aujourd&#8217;hui, à cause des changements dans le marché du pétrole depuis les années 80.</P><br />
<P>Avec l&#8217;augmentation des prix du pétrole d&#8217;aujourd&#8217;hui, l&#8217;interruption du trafic maritime dans le Golfe persique pourrait mener à une autre hausse dramatique des prix du pétrole. L&#8217;emplacement géostratégique iranien et son rôle en tant que fournisseur de pétrole mondial, propulse l’Iran dans une position de force pour influencer les prix du pétrole, tel qu’il est décrit par les faits suivants. On estime que le résultat cumulé sur les activités déstabilisantes iraniennes au Moyen Orient a conduit à une augmentation par baril de 10 à 15 dollars dans le prix de pétrole. L&#8217;Iran est le deuxième plus grand producteur de pétrole de l&#8217;OPEP, il exporte 2.6 millions de barils de pétrole par jour. 0% du pétrole mondial et 40% du pétrole mondial internationalement exploité traversent le détroit d&#8217;Hormuz dans le Golfe persique.</P><br />
<P>Le détroit d&#8217;Hormuz est de 21 kilomètres de large à son point le plus étroit. Dans cette partie, il y a des canaux seulement de 3,2 kilomètres de large (un dans chaque direction) réservés pour le trafic pétrolier et une zone tampon de 3,2 kilomètres de large, rendant le détroit très sensible au blocus.</P><br />
<P><STRONG>L&#8217;Iran, de grands atouts gaziers </STRONG></P><br />
<P>L&#8217;Iran possède les deuxièmes plus grandes réserves de gaz naturel au monde après la Russie, avec une estimation de 974 trillions de pieds cubes de réserves avérées. 62 % des gisements de gaz naturel sont inexploités. L’Iran tente de ne plus vendre son pétrole en dollars/us et de vouloir créer un cartel en matière de gaz naturel similaire à l&#8217;OPEP. Les membres suggérés d&#8217;un futur cartel sont les pays participant au Forum des Pays Exportateurs de Gaz, une aide technique et une organisation de coopération formée en Iran qui incluent la Russie, l&#8217;Iran, le Qatar, l&#8217;Algérie et le Kazakhstan. Sa première réunion s&#8217;est tenue à Téhéran en mai 2001. Il était question que cette OPEP de gaz soit créée à Oran (Algérie) lors des GNL4.</P><br />
<P><STRONG>Chronologie : l&#8217;influence de l&#8217;Iran sur les prix du pétrole</STRONG></P><br />
<P>11 juillet 2008: le pétrole grimpe de $5 à $147 le baril suite à des soucis sur les approvisionnements en pétrole en provenance de l&#8217;Iran, du Nigéria et du Brésil.</P><br />
<P>9 juillet 2008: le pétrole augmente de $1 après des essais de tirs iraniens de neuf missiles à moyenne portée.</P><br />
<P>4 juillet 2008: le pétrole baisse de $1 après que l&#8217;Iran ait déclaré qu&#8217;il répondra à une proposition faite par les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité et de l&#8217;Allemagne concernant son programme nucléaire.</P><br />
<P>1er juillet 2008: les prix du pétrole augmentent suite à la publication d&#8217;un rapport de l&#8217;Agence Internationale pour l&#8217;Energie Atomique (AIEA) et les tensions croissantes entre Israël et l&#8217;Iran.</P><br />
<P>30 juin 2008: le prix du pétrole augmente de $3 à $143 le baril après que l&#8217;Iran a menacé de bloquer le détroit d&#8217;Hormuz au cas où il serait attaqué.</P><br />
<P>25 juin 2008: le prix du pétrole descend au-dessous de $138 après qu&#8217;un fonctionnaire iranien ait démenti les rumeurs d&#8217;une attaque sur les installations nucléaires iraniennes.</P><br />
<P>16 mai 2008: le pétrole atteint $127 après que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé que Téhéran étudiait un moyen pour réduire la production de pétrole.</P><br />
<P>24 février 2008: les prix du pétrole brut américain battent un record de $101,32 après que le ministre iranien du Pétrole Gholamhossein Nozari ait rejeté les requêtes occidentales pour une augmentation de la production de pétrole.</P><br />
<P>19 novembre 2007: le Venezuela et l&#8217;Iran soutiennent l&#8217;augmentation du prix du pétrole et le détachement du dollar américain au cours d&#8217;une réunion de l&#8217;OPEP. Le président du Venezuela, Hugo Chavez, soutenu par l&#8217;Iran, dit à l&#8217;OPEP de devenir un &laquo;&nbsp;agent politique actif&nbsp;&raquo; et menace que le pétrole atteindrait les $200, si les Etats-Unis attaquaient l&#8217;Iran.</P><br />
<P>26 octobre 2007: les prix du pétrole ferment sur un record de $90,46 le baril, alors que les Etats-Unis imposent des sanctions à l&#8217;Iran pour son soutien au terrorisme et émettent des avertissements quant à son programme nucléaire.</P><br />
<P>31 juillet 2007: les prix du pétrole augmentent alors que la presse iranienne rapporte que la République Islamique n&#8217;encourage pas une production de pétrole plus élevée.</P><br />
<P>29 mai 2007: les prix du pétrole chutent de $2 à $63.15, en partie à cause des discussions entre les Etats-Unis et l&#8217;Iran.</P><br />
<P>4 avril 2007: les prix du pétrole chutent de $1,30 à $64,64, après que le président Ahmadinejad a accepté de libérer 15 citoyens anglais, faits prisonniers deux semaines auparavant.</P><br />
<P>19 février 2007: les Etats-Unis envoient un deuxième porte-avions dans le Golfe persique et menace de tuer ou d&#8217;arrêter des Iraniens qui travaillent avec des insurgés en Irak. La crainte d&#8217;un conflit futur avec l&#8217;Iran fait augmenter le prix du pétrole et « le supplément de risque ».</P><br />
<P>19 septembre 2006: les prix du pétrole en Asie dépassent avec appréhension les $64 dans la bourse de commerce. Les négociateurs de pétrole s&#8217;inquiètent des menaces iraniennes de cesser les contrôles de ses installations nucléaires.</P><br />
<P>11 avril 2006: les interruptions dans l&#8217;approvisionnement du pétrole en provenance du Nigéria et la spéculation autour d&#8217;un conflit militaire américano-iranien font monter les prix du pétrole.</P><br />
<P>29 janvier 2006: les prix du pétrole grimpent alors que la communauté internationale s&#8217;oppose aux ambitions nucléaires de l&#8217;Iran. Le président Ahmadinejad menace de réduire la production si des mesures répressives sont prises à l&#8217;encontre de l&#8217;Iran. Les craintes d&#8217;une possible réaction iranienne ont ajouté un supplément de risque de $10 aux prix du pétrole.</P><br />
<P>29 décembre 2005: les prix du pétrole grimpent suite à une remarque du ministre adjoint iranien du pétrole que l&#8217;OPEP devrait réduire la production le mois qui suit.</P><br />
<P>2 août 2005: les contrats pétroliers à terme et le prix du pétrole brut atteignent des nouveaux sommets après que l&#8217;Iran ait menacé de reprendre ses activités nucléaires.</P><br />
<P>28 juin 2005: les prix du pétrole augmentent de 70 cents à $60,54, une augmentation de plus de 1 pour cent, suite à l&#8217;élection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.</P><br />
<P>15 mars 2005: L&#8217;Iran désapprouve un projet saoudien d&#8217;augmenter la production du pétrole afin d&#8217;alléger les prix. A la place de cela, un fonctionnaire iranien déclare qu&#8217;ils ne sont pas responsables des prix élevés.</P><br />
<P>15 février 2005: les prix du pétrole augmentent brièvement de plus de $1 suite aux rapports contradictoires d&#8217;une explosion proche d&#8217;une centrale nucléaire au sud de l&#8217;Iran, qui s&#8217;est révélée par la suite inoffensive.</P><br />
<P>30 janvier 2005: L&#8217;Iran annonce la décision de l&#8217;OPEP d&#8217;augmenter le prix cible du pétrole. Le ministre iranien du pétrole déclare que des facteurs politiques, tels que les menaces perçues des Etats-Unis à l&#8217;encontre du programme nucléaire iranien, causent la hausse du prix. « Toute menace, tout battage peuvent conduire à des hausses de prix », déclare le ministre.</P><br />
<P>4 juin 2004: le ministre iranien du pétrole dit que la &laquo;&nbsp;force d&#8217;occupation&nbsp;&raquo; américaine au Moyen Orient contribue à l&#8217;augmentation des prix du pétrole.</P><br />
<P>15 novembre 2004: les prix du pétrole atteignent leur niveau le plus bas en moins de deux mois après que l&#8217;Iran, en pourparlers avec la Belgique, la France et l&#8217;Allemagne, ait accepté de suspendre es activités d&#8217;enrichissement de l&#8217;uranium et de recyclage.</P><br />
<P>La suppression de l’approvisionnement en énergie a servi de tactique de guerre dans le passé. Un pays développé a besoin de matières premières et surtout de pétrole. S’il n’en a pas, il doit avoir des accords économiques avec les voisins, ce qui se pratique entre les pays producteurs de pétrole et les pays consommateurs, mais au risque d’un arrêt de livraison si le fournisseur en profite au moment d’une crise ou d’un mal entendu politique Cela est arrivé déjà au Japon et en Allemagne entre les deux guerres et probablement aujourd’hui avec l’Iran les Etats-Unis et l’Union européenne.</P><br />
<P><STRONG>Guerre contre le Japon</STRONG></P><br />
<P>Le Japon, suite à son développement technologique rapide sur une île sans ressources minières, dépendait de l’étranger pour son énergie et ses matières premières. Sous l’influence d’une secte militaire, les Japonais ont étendu leur zone de coprospérité en envahissant l’Est de l’Asie, tout en commettant des atrocités (plus de 10 millions de morts en Chine). En 1936, des jeunes officiers fanatiques japonais assassinent ceux qui s’opposent aux conquêtes militaires. Les États-Unis étaient alors le principal producteur de pétrole, tenant le rôle du Moyen-Orient aujourd’hui, et ils ont décrété un embargo pétrolier contre le Japon, effectif en 1941. Les Japonais ont riposté par une attaque surprise sur Pearl Harbour (1941), espérant décourager les États-Unis ainsi privés de leur flotte sur le Pacifique. Cependant, les Américains décodaient certains messages japonais et avaient mis à l’abri leurs quelques porte-avions puis ils ont mobilisé leur pays pour se venger de cette attaque déloyale (Maechling 2000) [88]. Le Japon conquiert alors l’Asie du Sud-est et s’approvisionne en pétrole en Indonésie mais les États-Unis reprennent les puits de pétrole et gagnent la guerre contre un opposant qui n’a plus de sources d’énergie.</P><br />
<P><STRONG>Guerre contre l’Allemagne</STRONG></P><br />
<P>Les nazis avaient besoin de pétrole pour leurs projets guerriers. Hitler négocie un curieux accord avec les Russes en échange d’un partage de la Pologne et de livraisons de pétrole (1938 à 1941). Les Français et les Anglais projettent alors de bombarder les puits de Bakou, mais la France est conquise avant cela (1940). En 1941, Hitler attaque son allié russe, dont la fidélité n’est pas sûre, pour s’emparer des puits de pétrole de Bakou et assurer ainsi son approvisionnement.</P><br />
<P>L’avance initiale rapide des blindés allemands prive la Russie du pétrole de Bakou en coupant le chemin de fer de Bakou à Moscou puis en coupant le transport par péniche sur la Volga à Stalingrad. Les Soviétiques inquiets se préparent à saboter leurs puits de pétrole mais ils reçoivent alors une aide américaine (1942) qui leur permet de résister avec des armes nouvelles.</P><br />
<P>Les Allemands furent réduits à produire jusqu’à 50 % de leur essence par synthèse industrielle à partir du charbon (un procédé plus complexe que d’extraire du pétrole). Les Alliés auraient pu bombarder ces usines mais ils craignaient que cela incite à les installer sous terre. Ils préfèrent attendre le moment du débarquement (juin 1944) pour les détruire alors d’un coup, espérant que les Allemands n’aient pas le temps de les reconstruire sous terre avant la fin de la guerre.</P><br />
<P><STRONG>Guerre d’Israël contre les arabes en 1973</STRONG></P><br />
<P>Octobre 1973, c&#8217;est la guerre entre Israël et les pays arabes. Les pays producteurs de pétrole utilisent pour la première fois &laquo;&nbsp;l&#8217;arme du pétrole&nbsp;&raquo;</EM>. Octobre 1973, c&#8217;est la guerre entre Israël et plusieurs pays arabes alliés à l&#8217;Egypte et à la Syrie. Ces deux pays voulaient reprendre leurs territoires occupés par Israël depuis la guerre de 1967. Le 6 octobre 1973 donc, l&#8217;Egypte et la Syrie attaquent Israël par surprise. Les troupes arabes avancent en territoire israélien. Deux jours après l&#8217;attaque, l&#8217;armée israélienne repousse les attaquants et envahit même, à son tour, une partie de leurs territoires. Le 24 octobre, c&#8217;est le cessez-le-feu demandé par l&#8217;ONU. Pendant cette courte guerre, une nouvelle arme a été utilisée: le pétrole. Le 17 octobre 1973, les pays membres de l&#8217;OPEP annoncent qu&#8217;ils arrêtent immédiatement de vendre leur pétrole aux USA, à l&#8217;Afrique du Sud et aux Pays-Bas, appelés &laquo;&nbsp;amis d&#8217;Israël</EM>&laquo;&nbsp;.</P><br />
<P>En même temps, ils augmentent le prix du baril de pétrole. De 3 dollars, il passe à 5,1 dollars. Presque le double. Les pays arabes utilisent cette arme économique pour dénoncer le soutien de l&#8217;Occident à Israël. A cette époque, les USA étaient en fait eux-mêmes gros producteurs de pétrole. La décision arabe ne les touche pas beaucoup. Par contre, l&#8217;Europe et le Japon ont, eux, grand besoin du pétrole arabe. Ils acceptent donc d&#8217;acheter le pétrole très cher. C&#8217;est à cette époque que plusieurs pays européens, entre autres la France, annoncent les premières restrictions sur l’utilisation d&#8217;énergie. On organise les célèbres dimanches sans voiture, on applique l’heure d’été et l’heure d’hivers, on cri &laquo;&nbsp;A nous les idées, aux arabes le pétrole</EM>&laquo;&nbsp;, etc. Cela n’a duré longtemps. L’utilisation de l’arme du pétrole vient de donner des résultats extravagants</P><br />
<P><STRONG>Le monde bascule</STRONG></P><br />
<P>Mais en octobre 1973, le monde découvre surtout que le pétrole peut être une arme économique, que les ressources ne sont pas éternelles. Il découvre aussi qu&#8217;il va falloir commencer à payer cher cette énergie qui devient très précieuse. Cette crise, difficile à digérer par &laquo;&nbsp;l’Occident meilleur</EM>&nbsp;&raquo; on l&#8217;appelle le &laquo;&nbsp;premier choc pétrolier</EM>&laquo;&nbsp;. C&#8217;est la fin d&#8217;une époque révolue et le début d&#8217;une autre plus prospère pour les pays du Sud. C&#8217;est la fin de la période des seigneurs. C&#8217;est la fin aussi de l&#8217;énergie facile et pas chère. Au fait l’arme du pétrole ouvre une nouvelle époque appeler &laquo;&nbsp;la mondialisation</EM>&nbsp;&raquo; un monde sans frontière idéologique. Car l&#8217;arme du pétrole touche le monde entier. On entre alors dans une période où l&#8217;avenir est incertain, où les calculs économiques ne sont pas toujours justes et ou les crises économiques se répètent ont souvent pour mobile une rumeur de la rue notamment à cause de l&#8217;augmentation ou la baisse des prix du baril de pétrole. Finalement, depuis 1973, le prix du pétrole n&#8217;a jamais cessé de monter pour plusieurs raisons.</P><br />
<P>D&#8217;abord, on n&#8217;a toujours pas réglé le problème palestinien et les problèmes entre Israël et les pays arabes. Aujourd&#8217;hui, la guerre en Irak, en Afghanistan, le terrorisme et surtout le &laquo;&nbsp;printemps arabe</EM>&nbsp;&raquo; qui vient de détruire la Tunisie, l’Egypte, la Libye et le Yémen, tout cela n&#8217;arrangent pas les choses. Ensuite, on consomme de plus en plus d&#8217;énergie dans le monde, sans renouvellement de réserves et les chiffres des réserves prouvées sont trop gonflés pour des raisons politiques. Et enfin, les financiers font d&#8217;énormes profits en bourse en jouant sur les prix du pétrole. Enfin, on sait aujourd&#8217;hui que le pétrole n&#8217;est pas éternel. Il faut développer très vite d&#8217;autres sources d&#8217;énergie et cela demande beaucoup de temps. L’utilisation pour la première fois par l’OPEP de l’arme du pétrole est bien un moment historique pour toute la planète, elle a fait basculer le monde.</P><br />
<P><STRONG>Y. Mérabet, expert en énergie </STRONG></P><br />
<P>*Chronologie : source ASFIR/CAN)</P></p>

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		<title>Rassemblement de Solidarité avec l’Azawad à Paris samedi</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:04:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Le mouvement MNLA. Après plus d’un demi-siècle de domination, de marginalisation, d’exclusion et d’humiliation, les Touaregs de l’Azawad ont décidé de se battre pour la libération de leur territoire et la restauration de leur dignité longtemps bafouée par l’Etat malien.

Cette situation n’a que trop duré. C’est ainsi que le 17 janvier 2012, le Mouvement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Le mouvement MNLA." src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=mali_535645964.jpg&amp;size=article_medium" align=left> Le mouvement MNLA. Après plus d’un demi-siècle de domination, de marginalisation, d’exclusion et d’humiliation, les Touaregs de l’Azawad ont décidé de se battre pour la libération de leur territoire et la restauration de leur dignité longtemps bafouée par l’Etat malien.<br />
<P></P><br />
<P>Cette situation n’a que trop duré. C’est ainsi que le 17 janvier 2012, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) est passé à l’action militaire, organisant des attaques ciblant des positions de l’armée malienne. Ces attaques sont une réaction aux provocations de Bamako qui, ces derniers mois, a multiplié exactions et humiliations à l’encontre des citoyens de l’Azawad. Cela traduit également la détermination des Azawadiens à se libérer de la domination dont ils sont victimes. Ce conflit est le résultat de l’attitude de l’Etat malien qui a choisi la voie de la force au lieu d’écouter les doléances des Touaregs et œuvrer pour la recherche de solutions à leurs préoccupations légitimes.</P><br />
<P>Tamazgha, convaincue que le salut de la nation amazighe est dans la lutte pour la libération nationale, s’engage aux côtés des Touaregs du MNLA dans leur comnat pour l’avènement de la République de l’Azawad.</P><br />
<P>Tamazgha appelle à la mobilisation des Imazighen (Berbères), de leurs amis et de toute peresonne éprise de justice et de liberté pour soutenir le combat légitime des Touregs de l’Azawad contre la politique ethnocidaire de l’État malien.</P><br />
<P>Nous appelons à <STRONG>un rassemblement, à Paris, devant l’Assemblée nationale le samedi 4 février 2012 à 15h.</STRONG> Place Edouard Herriot, Paris 7ème.&nbsp;Métro : Assemblée nationale (L12) ou Invalides (L8 et 13/ RER C).</P><br />
<P>Toutes et tous aux côtés des Touaregs de l’Azawad pour que Tamazight recouvre sa dignité parmi les nations. Pour que cessent l’humiliation et la domination des Imazighen en Afrique du Nord. Pour la libération de l’Azawad</P></p>

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		<title>Devant la colère des supporters, Hannachi promet de partir</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:03:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Mohand Cherif Hannachi Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Et en la matière, Moh Cherif Hannachi a promis à maintes reprises de partir, mais 20 ans après il est toujours là.

Rien ne va plus au sein de la Jeunesse sportive de Kabylie ces dernières années. Mohand Cherif Hannchi, l’inamovible président, est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Mohand Cherif Hannachi" src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=hanachi_491551835.jpg&amp;size=article_medium" align=left t> Mohand Cherif Hannachi Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Et en la matière, Moh Cherif Hannachi a promis à maintes reprises de partir, mais 20 ans après il est toujours là.<br />
<P></P><br />
<P>Rien ne va plus au sein de la Jeunesse sportive de Kabylie ces dernières années. Mohand Cherif Hannchi, l’inamovible président, est de plus en plus contesté au sein de ce club emblématique de cette région. Les résultats médiocres du club ces dernières saisons, l’instabilité ahurissante au sein du staff technique (38 entraîneurs limogés), les accointances politiciennes de Hannachi avec Bouteflika, l’ignorance des talents footballistiques de la Kabylie (Hannachi préfère recruter dans l’Afrique profonde au lieu d’encourager les nombreux jeunes joueurs du cru), etc, les reproches sont nombreux. Et les supporters de la JSK ne tiennent plus en place. Ils étaient plusieurs centaines à investir l’entrée du stade du 1er Novembre jeudi. Sur les banderoles de ces aficionado du club on pouvait lire : &laquo;&nbsp;La JSK fierté de la Kabylie&nbsp;&raquo;</EM>, &laquo;&nbsp;Vive Matoub&nbsp;&raquo;.</EM> Les jeunes supporters ont crié leur colère : &laquo;&nbsp;Moh Cherif Barra !!!&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;19 ans barakat&nbsp;&raquo;</EM>, &laquo;&nbsp;Hannachi dégage !&nbsp;&raquo;.</EM> Hannachi a répondu dans un entretien à la radio de Tizi Ouzou&nbsp;</P><br />
<P>&laquo;&nbsp;Dans 15 jours, on va augmenter notre capital à 80 milliards, organiser une AG et un conseil d’administration, après je vais me retirer. Je souhaite bon courage aux prochains dirigeants et je m’excuse auprès de ceux que j’ai blessés&nbsp;&raquo;,</EM> a-t-il déclaré. </P><br />
<P>Pourquoi veut-il augmenter le capital s’il veut partir ? Que cache cette manœuvre ? Certains connaisseurs de l’homme voient dans cette déclaration une énième machination a pour objectif de décourager d’éventuels repreneurs. Le dernier entraîneur limogé est Meziane Ighil.&nbsp;</P><br />
<P><STRONG>Sofiane Ayache</STRONG></P></p>

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		<title>Le tissu socioéconomique algérien se meurt</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:01:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Les recettes pétrolières tirent l&#8217;économie Le nombre d’entreprises recensées hors agriculture privé et public sur le territoire national a été évalué à 1.020.058 entités à décembre 2011, selon les résultats préliminaires du premier recensement économique (RE) effectué par l’Office national des statistiques (ONS).

Selon l’ONS, il existe au 1er janvier 2012, 959.718 entités économiques (94%) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Les recettes pétrolières tirent l'économie" src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=petrole_578848541.jpg&amp;size=article_medium" align=left t> Les recettes pétrolières tirent l&#8217;économie Le nombre d’entreprises recensées hors agriculture privé et public sur le territoire national a été évalué à 1.020.058 entités à décembre 2011, selon les résultats préliminaires du premier recensement économique (RE) effectué par l’Office national des statistiques (ONS).<br />
<P></P><br />
<P>Selon l’ONS, il existe au 1er janvier 2012, 959.718 entités économiques (94%) et 60.340 entités administratives. Mais fait marquant, cette &nbsp;enquête montre la faiblesse pour ne pas dire l’inexistence de management stratégique et l’impossibilité de la majorité des entreprises algériennes de faire face à la concurrence internationale. Le gouvernement algérien ayant demandé pour le dégrèvement tarifaire à l’Union européenne dont il est lié par un Accord de libre-échange depuis le 1er septembre 2005 (la réponse de l’UE n’ayant pas encore été donnée) trois années de sursis suffiront-elles pour mettre à niveau un tissu économique totalement délabré. Surtout si l&#8217;on sait que l’Algérie est en éternelle transition vers l’économie de marché depuis sa demande d’adhésion à l’OMC qui date de juin 1987 ? </P><br />
<P>Selon cette importante enquête, les personnes physiques représentent 90,6% contre 9,4 % pour les personnes morales (entreprises) dont sur ces 9,4% reposant essentiellement sur des micro-entités. Sur le plan spatial, 959.718 entités économiques sont implantées en milieu urbain (83,5%) et 16,5% en milieu rural, et la wilaya d’Alger totalise 33,8%% des &nbsp;entités morales suivie de de Tizi-Ouzou (7,2%) et Beéjaia (6,7%). Le tissu industriel est en déclin, avec seulement &nbsp;97.202, dont 23,4% dans les industries agroalimentaires, 22,7% la fabrication de produits métalliques et 10,5% dans l’habillement. L’ONS note par ailleurs que pour le secteur de la construction, elles sont de très petites entreprises (TPE) constituées essentiellement de métiers de plomberie, bâtiment et peinture ne disposant pas d’un local fixe et visible et sont donc difficiles à repérer sur le terrain.</P><br />
<P>Ce sont là des données officielles qui, pour la première fois, montre l’urgence d’une réorientation vers une politique de développement fiable supposant de revoir la gouvernance et d’avoir une meilleure gestion de la dépense publique. Cette analyse corrobore tant les rapports de janvier 2012 de la Banque mondiale et du FMI car il n’existe pas de proportionnalité entre l’importance de la dépense publique et les &nbsp;impacts économiques et sociaux. La déclaration de la directrice du FMI je la cite &laquo;&nbsp;l’Algérie dépense sans compter&nbsp;&raquo;</EM> veut dire sans gérer par des distributions de salaires sans contreparties productive pour assurer une paix sociale éphémère. En effet, face à une aisance financière de conjoncture pas due au travail et à l’intelligence managériale, le FMI et la BM dans leurs rapports constatent une relative stabilisation macro-économique tout en soulignant que cela est due à la rente des hydrocarbures et la timidité, voire le freinage des réformes micro-économiques et institutionnelles. Cela ne peut que conduire à terme à une impasse économique, sociale voire politique. Car les réserves de change, produits essentiellement des recettes des hydrocarbures sont une richesse virtuelle. Force est de reconnaître que l’Algérie en ce mois de février 2012 est en plein syndrome hollandais. Elle a exporté 98% d’hydrocarbures à l’état brut et semi-brut et elle a importé 70/75% des besoins des ménages (gonflement faramineux de la facture alimentaire entre 2008/2011 alors que le secteur agricole a absorbé des montants faramineux de plusieurs centaines de milliards de centimes algériens dans le programme du PNDA dont aucun bilan n’a été fait à ce jour) et des entreprises dont le taux d’intégration – public/privé &#8211; ne dépasse pas 15%.</P><br />
<P>Du point de vue du développement, que les indicateurs officiels macro -économiques et macro sociaux sont artificiels. Il est clair que la croissance algérienne est volatile tirée par la dépense publique via les hydrocarbures ; &nbsp;le taux de chômage est dominée par les &nbsp;emplois rentes ; le taux d’inflation est comprimé par les subventions mal ciblées et mal gérées et que la cotation du dinar sans les hydrocarbures s’établirait &nbsp;entre 30 et 40 dinars un euro. L’affectation des ressources pose la problématique de sa rationalité, l’Algérie dépensant deux fois plus pour avoir deux fois moins de résultat par rapport à des pays similaires selon un rapport récent de l’OCDE concernant la région Mena. Où en est la politique de développement au sein d&#8217;une économie ouverte, où nous assistons à un dépérissement du tissu productif malgré l’accroissement de la dépense publique ? Et se pose cette problématique : le gonflement de la facture des importations malgré le passage du Remdoc au Crédoc a été clôturé fin 2011 à plus 46 milliards de dollars auquel il faut ajouter 11/12 milliards de dollars de services soit une sortie de devises de 57/58 milliards de dollars. Exemple la facture du médicament est passée de 1 milliard de dollars en 2006/2007 à 2 milliards en 2012 ; l’ensemble de la facture alimentaire, elle, est estimée en 2011 à 10 milliards de dollars, et extrapolée à plus de 14 milliards de dollars horizon 2015 en cas de léthargie du tissu économique. Paradoxalement, l’Algérie exportatrice d’hydrocarbures &nbsp;est importatrice de gasoil et d’essence super sans plomb pour plusieurs centaines de millions de dollars.</P><br />
<P>D’une manière générale, l’on peut établir une règle de l’évolution des réformes de l’Algérie durant ces trois dernières décennies plus les cours des hydrocarbures sont élevés plus les réformes structurelles qui forcément déplacent des segments de pouvoir, les gagnants d’aujourd‘hui ne sont pas forcément ceux de demain, sont freinés et vice versa alors que la logique économique verrait l’inverse, l’aisance financière permettrait d’atténuer les ajustements sociaux douloureux de ces réformes. Ainsi, l’économie est sous perfusion de la rente des hydrocarbures, sachant qu&#8217;il existe des liens &nbsp;dialectiques entre la logique rentière et l’extension et la sphère informelle, entre le niveau des réserves de change et l’évolution du cours des hydrocarbures déterminés essentiellement par des facteurs externes. Il y a urgence d’une transparence dans la gestion des réserves de change pour éviter les pratiques occultes posant la problématique de la démocratisation de la gestion des hydrocarbures, une transparence dans la gestion du système financier lieu de distribution de cette rente afin de lutter efficacement contre la corruption, les lois et la création d’institutions bureaucratiques inefficientes étant contredits par les pratiques sociales.</P><br />
<P><STRONG>Abderrahmane Mebtoul</STRONG></P></p>

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		<title>Daho Ould Kablia et ses partis &#171;&#160;cocote-minute&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 12:00:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Amara Benyounes Qui dit mieux ? 17 partis ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif à seulement trois mois de l&#8217;échéance électorale.

A qui profitera cette manne partisane, hétéroclite, partagée entre de petits &#171;&#160;Fronts&#160;&#187; et de transfuges de formations politiques de l&#8217;alliance et de l’opposition démocratique ?&#160;Partis croupions ? Ailerons du FLN-RND qui composent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Amara Benyounes" src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=Younes_447103866.jpg&amp;size=article_medium" align=left t> Amara Benyounes Qui dit mieux ? 17 partis ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif à seulement trois mois de l&#8217;échéance électorale.<br />
<P></P><br />
<P>A qui profitera cette manne partisane, hétéroclite, partagée entre de petits &laquo;&nbsp;Fronts&nbsp;&raquo; et de transfuges de formations politiques de l&#8217;alliance et de l’opposition démocratique ?&nbsp;Partis croupions ? Ailerons du FLN-RND qui composent une majorité présidentielle fluctuante et opportuniste ? Maquillage démocratique donnant l’illusion d’une pluralité partisane de la course aux législatives? Dahou Ould Kablia a distribué ses autorisations à de &laquo;&nbsp;petits&nbsp;&raquo;</EM> partis affichant, pourtant, dans leur dénomination, de grandes ambitions.</P><br />
<P>Six nouveaux partis politiques ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif, a annoncé ce mercredi 1er février le ministère de l’Intérieur. Il s&#8217;agit du Front national pour les libertés (FNL) de Mohamed Zerrouki, du Parti national algérien (PNA) de Youcef Hamidi, du Mouvement des nationalistes libres (MNL) d’Abdelaziz Ghermoul, du Parti des jeunes démocrates (PJD) de Salim Khelfa, du Parti el Fedjr el Djadid (PFD) de Tahar Benbaibeche et de l&#8217;Union des forces démocratiques sociales (UFDS de Noureddine Bahbouh).</P><br />
<P>Les autres partis ayant reçu le feu vert du ministère de l’intérieur paraissent, ceux-là, des transfuges de grandes formations politiques comme le PJD (Le Front pour la Justice et le Développement) d’Abdellah Djaballah, le FC (Le Front du changement), le parti de l’ex-MSP d’Abdelmadjid Menasra et l’UDR (Union pour la démocratie et la République) d’Amara Benyounès, ancien lieutenant de Saïd Sadi lors de la créttation du RCD. A ces formations islamo-nationalistes, s’ajoutent le Parti pour la Liberté et la Justice (PLJ) de Mohamed Saïd, le Mouvement des citoyens libres, Jil Jadid, le Front national pour la justice sociale, Le Front de l’Algérie nouvelle, le Front El Mostakbal, le Parti des jeunes et le parti El Karama. Il y a donc plusieurs petits &laquo;&nbsp;Fronts&nbsp;&raquo; qui se surajoutent au &laquo;&nbsp;Front de libération national&nbsp;&raquo;.</P><br />
<P><STRONG>R. M.</STRONG></P></p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div>]]></content:encoded>
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		<title>Où en est la &#171;&#160;maison de verre&#160;&#187; d&#8217;Abdelaziz Bouteflika ?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 11:59:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Abdelaziz Bouteflika Le pouvoir multiplie les déclarations rassurantes dans la perspective de la prochaine élection législative. Mais alors que cache ce pouvoir qui nous a habitués à ses palinodies ?

Lors de son premier mandat, Abdelaziz Bouteflika avait répondu à un journaliste sur la question du terrorisme que l’Algérie est &#171;&#160;une maison de verre&#160;&#187;. Donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG title="Abdelaziz Bouteflika " src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=Abdelaziz_B_862502008.jpg&amp;size=article_medium" align=left t> Abdelaziz Bouteflika Le pouvoir multiplie les déclarations rassurantes dans la perspective de la prochaine élection législative. Mais alors que cache ce pouvoir qui nous a habitués à ses palinodies ?<br />
<P></P><br />
<P>Lors de son premier mandat, Abdelaziz Bouteflika avait répondu à un journaliste sur la question du terrorisme que l’Algérie est &laquo;&nbsp;une maison de verre&nbsp;&raquo;</EM>. Donc rien à se reprocher ni à cacher. Les années Bouteflika ont malheureusement démontré le contraire. Contrairement à ses promesses d’ouverture, de respect des droits de l’homme, on a connu un net recul des libertés. Sous prétexte de l’état d’urgence, le pouvoir a empêché les partis d’opposition de s’exprimer, d’organiser des rassemblements, méprisé le parlement, réduit au silence les voix discordantes, et instrumentalisé la justice. Sous le règne de Bouteflika, les libertés ont été mises sous résidence surveillée. &laquo;&nbsp;De l’Algérie qu’il avait retrouvée le 15 avril 1999, il ne reste rien, dix ans après. De ce pays qui sortait, debout, d’un combat inhumain contre le terrorisme, de ce pays qui avait retrouvé une raison de croire en lui-même et à qui la résistance à l’intégrisme avait octroyé comme une nouvelle légitimité, ce pays (…) Bouteflika en a fait une terre désespérée, neutralisée, asservie aux derviches et aux aigrefins&nbsp;&raquo;</EM>. (*)&nbsp;</P><br />
<P><STRONG>Exercice de séduction&nbsp;</STRONG></P><br />
<P>Quelques années donc après les promesses du président, voilà ses ministres chargés de vendre ses réformes. Le gouvernement craint la seule inconnue qu’il aura du mal à maîtriser : l’abstention. Aussi, l’alerte est sonné dans les arcanes du pouvoir. Selon Mourad Medelci l’Algérie est &laquo;&nbsp;ouverte à toutes les organisations internationales&nbsp;&raquo;,</EM> qu’il s’agisse de &laquo;&nbsp;l’Union européenne ou d’autres organisations, souhaitant couvrir les prochaines élections législatives&nbsp;&raquo;</EM>. Le ministre des Affaires étrangères précise : &laquo;&nbsp;Nous sommes ouverts à l’UE et à toutes autres organisations internationales souhaitant couvrir les élections&nbsp;&raquo;</EM>. Mourad Medelci évoque un travail &laquo;&nbsp;pour une transparence totale&nbsp;&raquo;</EM> lors des prochaines législatives.&nbsp;</P><br />
<P>Le ministre a aussi souligné que les observateurs seront scindés en deux groupes. Le premier &laquo;&nbsp;préparatoire&nbsp;&raquo;</EM> et le deuxième &laquo;&nbsp;opérationnel</EM>&laquo;&nbsp;. Il a affirmé à ce propos que la mission de l’UE qui se trouve en Algérie, &laquo;&nbsp;aura des contacts avec la société civile et travaillera avec tous les secteurs concernés&nbsp;&raquo;. </EM>Concernant l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine, c’est Ahmed Ouyahia qui est chargé de rassurer. De dire à qui veut bien le croire que&nbsp;&nbsp;&raquo;l’Algérie n’a rien à cacher&nbsp;&raquo;. </EM>Ouyahia a ajouté qu&#8217;elle &laquo;&nbsp;a signé des conventions de coopération judiciaire avec la France&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Notre pays a toujours coopéré avec la justice française sur ce dossier&nbsp;&raquo;. </EM>Mais qu&#8217;est-ce qui fait courir tant nos ministres ? Pourtant font-ils assaut de déclarations toutes mielleuses après avoir longtemps refusé toute immixtion dans les affaires internes ?&nbsp;Car &nbsp;sur ce coup, avouons que le régime a dû ravaler son sacro-saint argument de &laquo;&nbsp;fierté nationale&nbsp;&raquo;</EM> et cet autre &laquo;&nbsp;refus de toute ingérence étrangère&nbsp;&raquo;, ressassé à chaque échéance par le pouvoir et ses thuriféraires. Comme par hasard, on n&#8217;entend plus Louisa Hanoune ou les caciques du FLN vétupérer contre la main étrangère. Ont-ils perdu la voix ou plutôt été sommés de taire ?</P><br />
<P>Au-delà des déclarations lénifiantes des ministres, qu&#8217;est-ce qui a changé dans le fonctionnement du pouvoir ? A part la promesse de légalisation d&#8217;une nouvelle fournée de partis politiques qu&#8217;a fait le gouvernement de Bouteflika pour montrer sa bonne volonté ? Dans les faits, l&#8217;espace public a-t-il été affranchi de la ceinture sécuritaire qui l&#8217;étouffe depuis 10 ans ? Non. Les médias publics sont-ils devenus si publics ? L&#8217;opposition et les organisations autonomes y ont-elles droit de parole ? Non. Le chômage a-t-il baissé ? Non. La justice est-elle désormais indépendante, moins asservie qu&#8217;elle l&#8217;était ? Non. </P><br />
<P>Le serpent ne s&#8217;est pas mordu la queue. Le régime est le même. Alors que signifie ce petit théâtre des ombres joué devant une population blasée, désespérée ? Il est regrettable d&#8217;avouer que le régime gagne du temps, cette élection dont il est manifestement en train d&#8217;écrire le scénario, n&#8217;est qu&#8217;un os qu&#8217;il a bien daigné nous donner à ronger en attendant son prochain coup.&nbsp;</P></p>

<div style="font-size:0px;height:0px;line-height:0px;margin:0;padding:0;clear:both"></div>]]></content:encoded>
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		<title>Dirigeants arabes : cuites les carottes ?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 11:57:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Les jeunes qui affrontent à mains nues les chars au Caire, Damas ou Sanaâ savent depuis longtemps qu&#8217;il n&#8217;y a rien à attendre de l&#8217;Occident, plutôt allié à leurs bourreaux que sensible à leur misère.

Quelques Algériens portant, comme un tatouage indélébile, la haine déversée par les populations égyptiennes, avec, à leur tête leurs journalistes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><IMG align=left t title="Dirigeants arabes : cuites les carottes ?" src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=CAFE_ARABE_jpg_789044295_908748974.jpg&amp;size=article_medium"> Les jeunes qui affrontent à mains nues les chars au Caire, Damas ou Sanaâ savent depuis longtemps qu&#8217;il n&#8217;y a rien à attendre de l&#8217;Occident, plutôt allié à leurs bourreaux que sensible à leur misère.<br />
<P></P><br />
<P>Quelques Algériens portant, comme un tatouage indélébile, la haine déversée par les populations égyptiennes, avec, à leur tête leurs journalistes, artistes et intellectuels entre les deux matchs du Caire et de Khartoum ayant opposé nos deux pays, lors des éliminatoires de la coupe du monde 2010, doivent se dire aujourd&#8217;hui que le sang coule à profusion sur le sol des pharaons : tant pis !</P><br />
<P>Il est à souhaiter que ce genre de pensées ignominieuses n&#8217;effleurent pas grand monde. Paradoxalement, au moment où des dizaines d&#8217;Egyptiens tombent sous les balles de leurs soldats ou les lames des laquais de son état-major, c&#8217;est tout un peuple qui est en train de renaître à la vie, de reconquérir sa dignité.</P><br />
<P>Comme à la triste époque de Pinochet, c&#8217;est dans un stade que ceux qui ont perdu leurs culottes dans les sables du Sinaï en 1967 et 1973 ont tendu un traquenard à leur jeunesse. Soixante-quatorze morts et mille blessés. Qui pourrait croire que la seule rivalité entre les supporters des clubs d&#8217;Al Masri (Port-Saïd) et d&#8217;Al Ahli (Le Caire) peut engendrer une telle boucherie ? Les observateurs les plus naïfs ont décelé dans les minutes qui ont suivi l&#8217;annonce du premier bilan la main de la junte qui a confisqué la révolution de la place Tahrir. Les Frères Musulmans aujourd&#8217;hui coalisés avec les militaires, et demain, sans doute, maîtres du pays, accusent, pour leur part, les partisans de Moubarak. Position confortable, sans risque, lâche. C&#8217;est connu, les religieux, aussi extrémistes soient-ils, font toujours de l&#8217;aplatventrisme quand ils ne plantent pas dans le dos.</P><br />
<P>Hier, vendredi au moment où deux nouvelles victimes de la répression tombaient au Caire à la suite des deux disparus la veille à Suez, France 5 programmait un reportage sur les boîtes de nuit de Charm El Cheikh et les fonds marins de la mer Rouge, le tout agrémenté de quelques séquences de … danse du ventre ! Surréaliste ! À chacun sa façon de s&#8217;émouvoir …&nbsp;Les jeunes qui affrontent à mains nues les chars au Caire, Damas ou Sanaâ savent depuis longtemps qu&#8217;il n&#8217;y a rien à attendre de l&#8217;Occident, plutôt allié à leurs bourreaux que sensible à leur misère.&nbsp;</P><br />
<P>L&#8217;Union européenne réclame du bout des lèvres une commission indépendante sur le massacre de Port-Saïd. Anecdotique ! La FIFA, bizarrement, est aux abonnés absents. Affligeant ! Le crime s&#8217;est déroulé dans stade de foute, pardi !</P><br />
<P>Dans le but inavoué mais facilement palpable de réinstaurer l&#8217;état d&#8217;urgence pour prolonger leur bail à la tête du pays, les membres de la junte de Tantaoui ont usé d&#8217;un méthode régulièrement expérimentée par les gouvernants des pays arabes, ces insatiables affamés de pouvoir. Ils ont utilisé des baltaguias</EM>, ces gueux qu&#8217;on corrompt et qu&#8217;on enflamme avant de lancer à l&#8217;assaut d&#8217;autres gueux qu&#8217;une grande soif de liberté jette sporadiquement dans la rue.</P><br />
<P>Alger a souvent vu à l&#8217;œuvre ces petits voyous, supplétifs des forces du désordre. La police algérienne excelle dans l&#8217;art de la manipulation des désœuvrés. Jusque-là, l&#8217;Algérien était réputé pour inventé la guérilla urbaine. Le film de Pontecorvo La bataille d&#8217;Alger</EM> est projetée dans chaque nouvelle promotion des Marins dans les casernes américaines ! Désormais, il peut s&#8217;enorgueillir d&#8217;avoir donné naissance à un concept: celui de baltagui</EM>, pion faisant parti d&#8217;un corps de lâches, à la solde de tous ceux qui portent bottes et uniforme.&nbsp;</P><br />
<P>Est-il utile de s&#8217;interroger sur ce qui motive les dirigeants arabes pour s&#8217;acharner autant à vouloir rester scotchés à leurs fauteuils, ou, à défaut, à le transmettre à leurs rejetons ? La réponse est à chercher – c&#8217;est à mourir de rire – du côté de la Bible : Ce sont de fervents adeptes des sept péchés capitaux !&nbsp;</P><br />
<P>Sinon comment expliquer les placards blindés de dollars de Ben Ali et le pillage systématique des sols et sous-sols des pays qu&#8217;ils dirigent ?</P><br />
<P>Leur insatiabilité n&#8217;a d&#8217;égal que leur aveuglement. Alliés aux islamistes qui attendaient leur heure en Égypte, en Tunisie ou en Libye, acoquinés avec les assassins repentis en Algérie, ils pensent pouvoir continuer à téter le sang de leurs terres indéfiniment. La rue s&#8217;entête, elle, à leur dire de dégager. Si Bouteflika, pour l&#8217;Algérie, est à l&#8217;abri de son cancer, ses successeurs ont tout intérêt à se le tenir pour dit : les carottes son presque cuites !</P></p>

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		<title>Affrontements et censure de magazines en série au Maroc</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 11:55:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Les manifestants ont affronté les services de sécurité dans un climat tendu. Quelque 150 personnes, des policiers et des civils, ont été blessées lors d&#8217;affrontements à Taza, une ville du nord-est du Maroc. Les autorités appelant au dialogue et au calme.Plusieurs journaux marocains ont fait état vendredi de ces affrontements souvent violents, sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <IMG title="Les manifestants ont affronté les services de sécurité dans un climat tendu." src="http://www.lematindz.net/thumbnail.php?file=taza_792265204.jpg&#038;size=article_medium"> Les manifestants ont affronté les services de sécurité dans un climat tendu. Quelque 150 personnes, des policiers et des civils, ont été blessées lors d&#8217;affrontements à Taza, une ville du nord-est du Maroc. Les autorités appelant au dialogue et au calme.</P><P>Plusieurs journaux marocains ont fait état vendredi de ces affrontements souvent violents, sur fond de problèmes sociaux et de chômage des jeunes, entre la population et les forces de l&#8217;ordre. Ces journaux montraient en Une des photos de véhicules incendiés sur fond de fumée et des édifices publics endommagés à Taza, situé dans une région pauvre du royaume, en proie à des accès sporadiques de violences.</P><P>Le gouvernement tente de calmer le jeu alors que la tension restait assez vive dans cette localité. Le calme règne à Taza et l&#8217;on s&#8217;achemine vers un contrôle de la situation. Les autorités sont concernées par le maintien de l&#8217;ordre et la prise en considération des revendications légitimes de la population, a ainsi déclaré vendredi à l&#8217;AFP le porte-parole et ministre marocain de la communication Mustapha Khelfi.</P><P>Le dialogue est l&#8217;unique moyen pour résoudre ces problèmes. Autant le droit de manifester pacifiquement est garanti autant le respect des édifices publics doit être assuré, a ajouté M. Khelfi. Le nouveau gouvernement marocain, qui a officiellement été investi par le parlement la semaine dernière, est confronté à une situation sociale difficile sur fond de chômage dans ce pays de 33 millions d&#8217;habitants.</P><P><STRONG>Le Nouvel observateur</EM> et La Croix</EM> censurés</STRONG></P><P>La distribution du dernier numéro du magazine français Le Nouvel Observateur</EM> a été interdite au Maroc au motif qu&#8217;il comporte une représentation de Dieu, proscrite par la tradition musulmane, a indiqué vendredi à l&#8217;AFP le ministre de la Communication Mustapha Khelfi. &nbsp;&raquo;Ce numéro du Nouvel Observateur a été interdit parce qu&#8217;il y a une représentation de Dieu, ce que la loi marocaine ne permet pas. Cette décision n&#8217;a rien à voir avec la liberté d&#8217;expression&nbsp;&raquo;</EM>, selon M. Khelfi.</P><P>Dans la page 18 de son édition du 2 février, le magazine reproduit un dessin de 10 cm sur 5 évoquant le film Persepolis, incriminé en Tunisie et qui montre une jeune fille conversant avec Dieu pour illustrer la violente polémique suscitée par le dessin animé de Marjane Satrapi. &nbsp;&raquo;La revue peut être distribuée si elle supprime le dessin représentant Dieu. Il y a une décision de l&#8217;ONU qui interdit toute atteinte aux religions. Le ministère prépare un programme pour communiquer avec les éditeurs français afin d&#8217;éviter ces incidents contre-productifs&nbsp;&raquo;</EM>, selon M. Khelfi.</P><P>Interrogé par l&#8217;AFP, Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, a jugé &laquo;&nbsp;inadmissible et inquiétant d&#8217;être interdit au Maroc pour la deuxième fois en un mois&nbsp;&raquo;. </EM>Il poursuit : &nbsp;&raquo;Cette interdiction est inquiétante pour l&#8217;avenir du Maroc alors que le Nouvel Obs a pour ce pays des sentiments amicaux ou critiques quand c&#8217;est nécessaire&nbsp;&raquo;</EM>, ajoute-t-il.</P><P>Par ailleurs, le dernier hors-série du magazine Pèlerin </EM>intitulé &laquo;&nbsp;50 clés pour comprendre l’islam&nbsp;&raquo; </EM>ne sera pas diffusé au Maroc qui le censure parce qu’il contient une &laquo;&nbsp;représentation&nbsp;&raquo;</EM> du prophète Mohammed. Pèlerin</EM> explique sur son site internet que &laquo;&nbsp;le numéro incriminé comprend cinq miniatures anciennes d’origine turque et iranienne du XVIe et XVIIIe siècle figurant Mahomet à visage caché&nbsp;&raquo;</EM>, et rappelle que ce n’est pas la première fois qu’un magazine est censuré au Maroc. &laquo;&nbsp;Le Monde de la Bible de juillet-août 2011, Le Nouvel Observateur et l’Express , en décembre 2011, avaient subi le même sort en publiant une image du prophète à visage voilé dans des numéros sur le monde arabe.&nbsp;&raquo;</EM> Pourtant, ajoute le texte en Une du site, &laquo;&nbsp;aucun passage du Coran n’interdit expressément une telle représentation. C’est la Sunna (recueil des dires et des gestes du prophète), la tradition, qui condamne sa représentation comme d’ailleurs celle de l’être humain en général. Ce sujet reste donc très sensible pour les musulmans.&nbsp;&raquo;</EM></P><P><STRONG>Interdiction préventive</STRONG></P><P>Antoine d’Abbundo, rédacteur en chef à Pèlerin</EM>, ne s’attendait pas à une telle réaction du Maroc. &nbsp;&raquo;Nous avons été très précautionneux y compris sur l’iconographie qui évite toute image caricaturale de l’islam et des musulmans, </EM>explique-t-il. Notre volonté était de réaliser un numéro destiné au grand public dans le but de faire découvrir une religion méconnue en France avec sérieux et respect et non pas de créer des tensions. Il est regrettable que les autorités marocaines ne reconnaissent pas mieux ce travail.&nbsp;&raquo; </EM>Tareq Oubrou, imam à Bordeaux, qui est interviewé dans le hors-série, donne pour sa part son interprétation des faits : &laquo;&nbsp;L’islam n’est pas une religion iconique. Toute figuration du prophète réduit son image dans le cœur des croyants.&nbsp;&raquo;</EM> Il souligne également un autre problème : &laquo;&nbsp;l’important risque d’idolâtrie.&nbsp;&raquo;</EM></P><P>Début janvier, le Maroc avait déjà interdit la distribution du Nouvel Observateur</EM> qui a publié un dossier sur le monde arabe au prétexte d&#8217;une représentation en couverture du visage du prophète Mahomet, proscrite par la tradition musulmane. Les autorités marocaines avaient alors pris un portrait du philosophe Averroès pour une représentation de Mohamed.</P><P>Quelques jours auparavant, l&#8217;hebdomadaire français L&#8217;Express</EM>, avait aussi été interdit pour avoir publié un dossier de 95 pages sur l&#8217;islam, avec le visage du prophète Mohamed.</P><P><STRONG>Avec AFP</STRONG></P></p>

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